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Rio-Paris : Les 104 corps sont arrivés dans “La discrétion et la dignité”

Les corps de 104 des 228 victimes de l’accident du vol Rio-Paris survenus le 1er juin 2009, ramenés par le navire Ile-de-Sein, sont arrivés à Bayonne jeudi, et leur identification commencera dès vendredi à Paris.

L’Ile-de-Sein, un câblier du groupe Alcatel-Lucent, est entré peu après 06h00 dans le port de Bayonne, dans une atmosphère de petit matin lugubre et pluvieuse, avec à bord deux conteneurs renfermant les débris de l’A330 d’Air France accidenté, dont l’un pesant 19 tonnes, et deux autres, réfrigérés, contenant les restes des victimes.

L’opération de déchargement a pris près de quatre heures de retard, car un raccord de flexible hydraulique mal serti s’était détaché sur une pompe de la grue Terex louée pour l’occasion. “Une panne exceptionnelle et totalement imprévisible”, selon Jean Rollin, le co-gérant de la société de levage ARL. Il a indiqué que sa société “était désolée et regrettait cette panne arrivant au mauvais moment”.

“La discrétion et la dignité” voulues par les autorités à la demande des familles a néanmoins été respectée et aucun spectateur n’a pu approcher du lieu d’accostage.

Alors que cinquante corps avaient été retrouvés juste après le crash, mais que quelque 70 dépouilles reposent encore au fond de l’océan, le président de l’association de victimes “Entraide et Solidarité AF447”, Jean-Baptiste Audousset, avait souligné mercredi le côté possiblement “traumatisant” du retour de jeudi.

Certaines familles souhaitent en effet récupérer un corps qui n’arrivera pas, tandis que d’autres recevront la dépouille d’un proche dont elles auraient préféré que l’océan soit la sépulture.

Vers 12H30, encadrés par voitures et motards de la police et de la gendarmerie, les conteneurs renfermant les débris ont pris la route de Toulouse, pour y être analysés par la Direction générale de l’armement (DGA).

Une heure plus tard, après une brève cérémonie sur le port, en présence des autorités locales, les deux conteneurs renfermant les corps ont à leur tour pris la route de Paris, sur un seul camion, accompagné d’un autre véhicule transportant un groupe électrogène, et escortés de huit motards et six voitures de police et de gendarmerie.

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