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Rio-Paris : un deuxième corps repêché

Un deuxième corps d’une victime du vol Rio-Paris d’Air France, englouti dans l’Atlantique en juin 2009, a été repêché vendredi, a annoncé la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) précisant que les équipes sur place allaient être “renforcées”.

Dans un communiqué, la DGGN déclare qu'”après le relevage d’un corps hier (jeudi), les restes d’une autre victime du vol AF 447 ont été remontés à bord du navire l’Ile de Sein” vendredi matin.

“Les spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, présents à bord ont à nouveau procédé à des prélèvements conservatoires afin de déterminer si l’identification par des analyses ADN demeure possible”, a ajouté la direction de la gendarmerie.

“Les procédés mis en oeuvre par le Bureau Enquête Analyse (BEA) et les enquêteurs de la gendarmerie, permettant de relever un corps entier attaché à un siège ainsi que tout autre élément dispersé sur le sol, se sont révélés concluants d’un point de vue technique”, a précisé la DGGN.

“Ces opérations ont été réalisées avec le souci de la plus grande dignité, dans des conditions difficiles”, a-t-elle fait valoir.

“Les équipes de l’IRCGN, de la Gendarmerie des transports aériens et de la gendarmerie maritime vont désormais être renforcées à l’occasion de la relève des équipages prévue vers le 20 mai”, a également détaillé la DGGN.

Elle a ajouté qu’une “douzaine de spécialistes de la gendarmerie procéderont” ainsi “pendant une quinzaine de jours, au relevage de tous les corps et effets personnels qui pourront l’être”.

“Les prélèvements biologiques et les enregistreurs de vol, placés sous scellés judiciaires, rejoindront la France la semaine prochaine, ils seront confiés à un laboratoire pour déterminer si l’identification par ADN est possible”, a encore dit la DGGN.

Un premier corps d’une victime du vol Rio-Paris d’Air France avait été repêché jeudi lors d’une opération “inédite”, selon la DGGN, quelques jours après la découverte des boites noires qui redonne l’espoir de trouver une explication à la catastrophe.

La DGGN avait souligné jeudi l’ampleur et les difficultés de cette opération de repêchage des corps qui a débuté mercredi, soulignant que de “fortes incertitudes subsistent” quant à la possibilité de remonter les dépouilles.

Les raisons de l’accident de l’Airbus A330, toujours inexpliqué et qui a coûté la vie à 228 personnes, pourraient être connues après l’analyse des deux boîtes noires, repêchées dimanche et lundi. Les débris de l’appareil avaient été localisés début avril à 3.900 mètres de profondeur, sur une zone de 600 mètres sur 200.

 

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