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Rodrigue Beaubois : « Prêt pour mes débuts en NBA »

Rodrigue Beaubois, le dernier Français a avoir rejoint la prestigieuse NBA, pourrait bientôt faire sa première apparition en match officiel avec Dallas. S’il ne sait pas encore quel sera son temps de jeu cette saison, l’ancien joueur choletais de 21 ans est très excité à l’idée de débuter ce nouveau challenge, et se réjouit de la confiance que lui a montrée son entraîneur pendant les matches de préparation. Entretien.

Quel bilan tireriez-vous de la pré-saison ?

R.B. : Globalement, je suis assez satisfait d’avoir montré certaines choses, mais je pense avoir manqué de régularité. Je suis content d’avoir eu la possibilité de montrer ce que je savais faire. Le coach m’a fait comprendre qu’il a vu ce dont j’étais capable, et que ça lui plaisait, mais qu’il y a des matches où je n’étais pas dedans. Il veut que je sois plus constant.

Vous devez être particulièrement content d’avoir été aligné plusieurs fois dans le cinq de départ ?

R.B. : C’est clair. C’est une marque de confiance du coach, donc ça fait plaisir. Je ne m’y attendais pas forcément. Ça fait bizarre la première fois.

Vous vous êtes également fait remarquer pour un joli alley-oop (combinaison amenant un dunk « acrobatique »).

R.B. : Le coach a fait ce système pour moi. On l’a essayé peut-être une ou deux fois avant avec Jason Kidd, et on avait raté le timing. Ça prouve que le coach voulait vraiment faire quelque chose avec moi. Et l’avoir réussi pendant le match, c’est clair que c’est pas mal !

Est-ce que le rythme de préparation est bien plus élevé qu’en France ?

R.B. : Oui, niveau intensité, c’est beaucoup plus élevé. Tout le monde ici est plus athlétique. C’est un point sur lequel je vais travailler pour être plus costaud, plus dur. Ça va se faire petit à petit avec le travail.

Comment s’est passée l’adaptation au groupe, notamment avec la barrière de la langue ?

R.B. : Je ne sais pas pour les autres équipes, mais à Dallas il y a une très bonne ambiance. Je parle déjà à tout le monde. C’est toujours le moment de faire une blague. Je me débrouille à peu près pour m’exprimer, et puis eux ils répètent sans problème ! Mais c’est vrai qu’il faut que je progresse en anglais.

Êtes-vous sûr d’avoir pris la bonne décision en venant en NBA à seulement 21 ans ?

R.B. : J’ai pris cette décision et je ne vais surtout pas la regretter. Je vais tout faire justement pour que ça se passe bien. Le bilan, je le ferai à la fin. Mon contrat court sur deux ans, avec une possible troisième année.

Est-ce que votre entraîneur vous a déjà parlé de votre temps de jeu ?

R.B. : Je vais prendre ce qu’on me donne. Je ne me fixe pas d’objectifs personnels. On a une bonne équipe. Au début, je n’aurai peut-être pas grand-chose. Ça va venir petit à petit. Il faut que je sois prêt pour tous les petits moments où je vais rentrer. Je suis là pour aider l’équipe.

Et l’objectif de l’équipe ?

R.B. : Les playoffs sont dans la tête de tout le monde. Pourquoi pas tenter le titre ? Pour le moment, il faut faire une bonne saison régulière, bien sérieuse.

Êtes-vous en contact avec les autres Français qui évoluent en NBA ?

R.B. : J’ai souvent au téléphone Alexis (Ajinca), Nicolas (Batum), et Mickaël (Pietrus). Ils m’ont donné beaucoup de conseils, m’ont dit comment ça se passait. Après, les autres, je n’ai pas eu la chance de les rencontrer ou de leur parler.

Quelle a été la réaction lorsque vous avez appris la blessure de Nicolas Batum, qui va être indisponible entre trois et cinq mois ?

R.B. : Ça m’a fait ch… pour lui. Il avait été très prometteur l’année dernière avec Portland. Cette saison, il devait confirmer, c’est vraiment dommage. Mais il va revenir.

Gardez-vous toujours dans le coin de votre tête l’équipe de France ?

R.B. : Oui, bien sûr. C’est clair que c’est un objectif. Pour l’instant je pense à la saison, mais j’espère pouvoir y être dès que possible.

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