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Roland-Garros: Roger Federer rejoint Robin Soderling en finale

Le Suisse Roger Federer a rejoint le Suédois Robin Soderling en finale de Roland-Garros après sa victoire vendredi sur l’Argentin Juan Martin Del Potro en cinq sets 3-6, 7-6 (7/2), 2-6, 6-1, 6-4.

C’est la quatrième finale de suite à Paris pour le N.2 mondial, qui espère que ce sera la bonne, après avoir lâché les trois premières contre Rafael Nadal. A 27 ans, Federer aura dimanche une chance historique de remporter enfin le dernier tournoi majeur qui manque à sa collection et d’égaler le record de quatorze victoires en Grand Chelem de Pete Sampras.

Une occasion en or même face à Soderling qui, après son succès sur Fernando Gonzalez, découvrira pour la première fois l’atmosphère si particulière des grandes finales, et qui n’a encore jamais battu Federer en neuf rencontres.

“Il reste encore un pas, je suis tellement satisfait d’être encore revenu. J’ai été un peu chanceux mais je me suis battu. Même si j’ai un record exceptionnel contre (Soderling), il a fait encore un super match contre Gonzalez et c’est lui qui a battu +Rafa+ (Nadal)”, a déclaré Federer.

Depuis l’élimination de Nadal et de Novak Djokovic, le Suisse est devenu le grand favori du tournoi, mais il a failli tomber de très haut face à Del Potro, qui l’a dominé pendant trois sets avant de s’écrouler de façon spectaculaire.

Début catastrophique

Federer, qui n’a pas l’habitude de rater ses grands rendez-vous, a profité de l’aubaine pour atteindre sa 19e finale de Grand Chelem, égalant le record d’Ivan Lendl. En 23 demi-finales du Grand Chelem, le Suisse n’a perdu que trois fois.

Mais, comme depuis le début du tournoi, il s’est fait très peur, ne réussissant rien de bon en début de match face à un N.5 mondial inaccessible sur son service.

Federer avait déjà connu les pires difficultés pour se débarrasser d’un autre Argentin, Jose Acasuso, au deuxième tour, et surtout de Tommy Haas, contre qui il a dû remonter deux sets de retard en huitième de finale.

Son début de match a été catastrophique. Après s’être procuré deux balles de break sur les deux premiers jeux de service de Del Potro, le Suisse n’en a plus vu la couleur jusqu’au début du quatrième set.

Mais avec quatre fautes directes dans le tie-break du deuxième set, l’Argentin a montré pourquoi il lui serait difficile de tuer le match contre quelqu’un qui ne lui avait pas encore laissé un set en cinq rencontres.

Même s’il en a remporté deux vendredi, Del Potro n’a jamais donné l’impression, peut-être par excès de respect, de pouvoir pousser jusqu’au crime de lèse-majesté.

“Peur de gagner”

Il s’est ainsi embourbé dès le début du quatrième set dans un océan de fautes directes, accompagné d’une chute sensible de son pourcentage de premières balles. Comme si, malgré son calme apparent, il était atteint d’une “peur de gagner” paralysante.

Federer a saisi la perche pour survoler le quatrième set et faire le break d’entrée dans le cinquième. Un sursaut de Del Potro, soudain libéré parce qu’il n’avait plus rien à perdre, lui a permis de ravir une dernière fois le service de Federer.

Mais le Suisse a repris les devants dès le jeu suivant, sur une double faute de Del Potro lourde de sens, pour aller s’imposer, avec un gros “ouf” de soulagement, dans ce qui était le 200e match en Grand Chelem de sa carrière.

Del Potro pouvait s’en vouloir de ne pas devenir le sixième Argentin de l’histoire à disputer une finale du Grand Chelem.

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