Subscribe

Romney et Obama rivalisent de fermeté sur l’Iran, de soutien à Israël

Barack Obama et Mitt Romney ont rivalisé lundi soir de fermeté sur l’Iran et de marques de soutien à Israël lors de leur troisième et dernier débat consacré à la politique étrangère des Etats-Unis.

Au delà des formules, le démocrate et le républicain ont cependant dévoilé une vision finalement similaire sur cette question ultra sensible. “Tant que je serai président, l’Iran n’aura pas l’arme nucléaire”, a déclaré d’un air martial Barack Obama, tandis que Mitt Romney a évoqué le spectre d’un Iran nucléaire comme “la plus grande menace à laquelle le monde est confronté”.

Raillant l’échec du président à dissuader Téhéran de renoncer à son programme nucléaire controversé au cours de ses quatre ans de mandat, il a jugé qu'”il est évident qu’un Iran nucléaire est inacceptable pour l’Amérique”. “Il est également essentiel pour nous de comprendre ce qu’est notre mission vis-à-vis de l’Iran, qui est de la dissuader d’obtenir l’arme nucléaire par des moyens pacifiques et diplomatiques”, a déclaré l’ancien gouverneur du Massachusetts se gardant de toute surenchère.

Barack Obama n’a pas laissé passer l’occasion de rappeler qu’au cours de la campagne, son rival “a souvent dit que nous devrions envisager une action militaire prématurée” face à l’Iran. Niant tout accord avec l’Iran pour entamer après la présidentielle américaine des négociations bilatérales, comme l’a évoqué le New York Times, Barack Obama a rappelé que l’objectif était d’empêcher Téhéran de disposer de la bombe atomique par le biais de “sanctions écrasantes” qui selon lui “fonctionnent”.

“Economie en ruine”

Avec la chute de la production de pétrole et l’effondrement du cours de sa monnaie, “l’économie iranienne est en ruine”, a plaidé Barack Obama. De concert avec son opposant, Mitt Romney a jugé que les “sanctions écrasantes sont absolument qu’il fallait faire”. “Je les aurais instaurées plus tôt, mais c’est bien de les avoir”, a-t-il renchéri, promettant de les durcir encore s’il était élu et d’isoler l’Iran sur le plan diplomatique. Comme “les diplomates sud-africains au temps de l’apartheid”.

Et si jamais les sanctions ne convainquent pas Téhéran, les deux hommes partagent également le même constat. M. Romney promet “une action militaire en dernier recours”, M. Obama réaffirme que “toutes les options sont sur la table”. Les deux hommes ont également rivalisé dans leurs promesses de soutien indéfectible à Israël, principal allié des Etats-Unis dans la région.

Mitt Romney n’a pas hésité à appeler à poursuivre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad pour “incitation au génocide” pour avoir nié l’existence de l’Holocauste juif. Il n’a pas manqué d’épingler le démocrate sur l’état des relations américano-israéliennes qui ont souffert de tensions “très regrettables” sous son mandat. “Nous devons soutenir nos alliés. Je pense que les tensions entre Israël et les Etats-Unis sont très regrettables”, a lancé le républicain, pour qui la relation entre les deux nations est une priorité diplomatique.

M. Romney, qui s’était rendu en Israël en juillet dernier lors d’une tournée à l’étranger, a encore critiqué le fait que Barack Obama ne s’y soit pas rendu durant son mandat. La profession de foi de Barack Obama est similaire: “Israël est un vrai ami. C’est notre meilleur allié dans la région”, a-t-il plaidé, ajoutant: “Je me tiendrai aux côtés d’Israël s’il est attaqué”.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related