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Roms : la France s’explique à New York

L’ambassadeur de France aux droits de l’homme, François Zimeray, a déclaré dimanche avoir effectué “un intense travail d’explication” à New York pour “réparer” l’image dégradée de la France causée par la polémique sur les roms.

“Pendant cette semaine de plaidoyers, j’ai mené un intense travail d’explication auprès de tous ceux qui étaient étonnés des nouvelles qui venaient de France dans lesquelles ils ne retrouvaient pas le pays qu’ils connaissaient”, a-t-il confié à l’AFP, indiquant s’être entretenu plusieurs fois avec le sous-secrétaire d’Etat américain aux droits de l’homme, Michael Posner. Le démantèlement de camps illégaux et les expulsions de Roms de France vers leur pays d’origine, notamment la Roumanie, mais également le discours sécuritaire liant les Roms à la criminalité, sont critiqués en Europe et dans le monde. Paris se défend, en appelant les pays d’origine et l’Europe à agir pour l’intégration des Roms.

M. Zimeray a rencontré des ONG, dont Human Rights Watch, les organisations juives américaines, le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, les anciennes commissaires de l’ONU aux droits de l’homme Mary Robinson et Louise Arbour. “Je ne peux laisser résumer l’action de mon pays à une circulaire annulée sur les Roms”, a-t-il observé, ajoutant que “la meilleure façon de réparer l’atteinte à notre image est de montrer qu’on est à l’initiative sur les droits de l’homme”.

M. Zimeray doit présider lundi une session sur les enfants-soldats, qui étudiera le suivi d’engagements pris à Paris lors d’une réunion en 2007 pour lutter contre ce phénomène. “Je vais souligner que le groupe de pays soutenant cette action atteint 80 pays membres et que, depuis deux ans, grâce à la pression exercée sous l’impulsion de plusieurs acteurs dont la France, 20.000 enfants ont été démobilisés”, a-t-il dit. Il a dit avoir appris que 4.000 enfants-soldats avaient été démobilisés au Népal. “Dans 25 ans, on pourra éliminer ce fléau si on maintient la pression”, les armées régulières mais aussi certains groupes rebelles “craignant de subir la justice internationale”, a-t-il dit.

L’autre priorité de la France à l’ONU a été le suivi de la résolution 1325 sur les femmes victimes des conflits.

 

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