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Roms: le Comité de l’ONU contre les discriminations alerte l’UE

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD) a indiqué vendredi qu’il s’apprêtait à alerter les instances européennes sur la question des Roms, estimant qu’il s’agit d’un problème européen qui doit être réglé de façon globale.

Les 18 experts du CERD, qui viennent de rappeler la France à l’ordre en lui demandant d’éviter le renvoi collectif de Roms, ont lancé une procédure d’alerte rapide sur la question. Une lettre doit être envoyée dans la soirée aux institutions européennes, la Commission et le Conseil de l’Europe, a expliqué le rapporteur spécial pour l’examen de la France, l’Américain Pierre-Richard Prosper. “L’ojectif est d’alerter les différentes institutions sur le problème des Roms et leur rappeler leurs obligations pour que les mesures prises ne soient pas discriminatoires”, a expliqué M. Prosper. La procédure d’alerte du Comité n’est activée que de manière exceptionnelle, visant “des situations particulièrement graves de manifestations extrêmement préoccupantes de discriminations raciales massives”, a relevé une source diplomatique proche du Comité.

Les experts du CERD ont publié vendredi une série de recommandations pour la France, s’inquiétant particulièrement du sort des Roms dans le pays. Ces derniers sont, selon le CERD, victimes d’une “montée (…) des violences à caractère raciste”. Dénonçant les derniers renvois massifs de Roms en Bulgarie et en Roumanie, sans “leur consentement libre, entier et éclairé”, il a expressément demandé à la France “d’éviter en particulier les rapatriements collectifs”. Toutefois, les experts ont reconnu que le problème était plus global.

“Le problème (des Roms) n’est pas seulement un problème français, c’est un problème européen”, a souligné M. Prosper, ajoutant que la solution devait être en conséquence “européenne”. La France est sous le feu des critiques dans l’hexagone comme à l’international pour les renvois massifs de Roms qui se multiplient ces dernières semaines, après le virage sécuritaire engagé par président français Nicolas Sarkozy fin juillet.

 

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