Subscribe

Ronny Turiaf : “Les Knicks attendent beaucoup de moi”

Depuis son arrivée à New York il y a deux mois, Ronny Turiaf rayonne. L’ancien joueur de Los Angeles et Golden State va apporter son énergie et sa motivation à une équipe des Knicks en plein renouveau. À l’orée de la nouvelle saison, le pivot français s’est livré à France-Amérique au centre d’entraînement des Knicks.

Comment avez-vous vécu votre transfert de Golden State à New York ?
C’est une opportunité pour moi de franchir un pallier. C’est une équipe qui a besoin de moi et qui a affiché sa satisfaction de m’avoir recruté. Ça fait plaisir ! On attend beaucoup de moi ici, je l’ai ressenti dans leur discours dès le début.

Quel va être votre rôle ?
Ils vont attendre de moi que j’apporte ce que j’ai apporté toute ma carrière : ma présence défensive, mon QI basket, ma capacité à faire des passes. Ils m’ont aussi demandé d’être moins passif en attaque et de prendre plus mes responsabilités.

Vous devriez être associé sur le terrain à Amar’e Stoudemire, la grosse recrue de l’intersaison pour New York…
Je pense que nous avons des profils complémentaires. Je suis là pour lui éviter d’avoir trop à défendre et à prendre des fautes, parce qu’il doit déjà assurer les points en attaque. Je peux m’occuper de défendre sur le meilleur intérieur adverse pour le décharger.

Cette équipe a-t-elle le potentiel pour obtenir de bons résultats dès cette année ?
Oui, sinon je n’aurais pas été si content d’être là ! J’ai joué ces deux dernières années dans une équipe qui avaient des difficultés sur le plan sportif, (Golden State, ndlr) et ça fait du bien d’arriver dans une équipe qui veut faire le nécessaire pour avoir de bons résultats. Il y a une dynamique intéressante qui s’est créée cet été, j’ai hâte de voir ce que ça va donner.

Vous avez beaucoup parlé à vos futurs coéquipiers depuis votre arrivée. Comptez-vous jouer un rôle de ciment dans cette équipe ?
Je n’aime pas que l’on dise ça. Je n’ai pas envie de jouer un rôle particulier, c’est juste ma façon d’être. C’est comme ça que je fonctionne : j’aime le dialogue, savoir ce que l’autre pense, c’est comme ça que l’on progresse collectivement. Quand on se parle entre les joueurs, ça facilite le travail sur le terrain et on crée des automatismes plus rapidement. Donc oui je discute beaucoup avec mes  coéquipiers, et ça ne changera pas !

Vous avez assisté à plusieurs matches de phases finales de l’équipe féminine des New York Liberty au Madison Square Garden, dans une ambiance de feu… Cela doit donner envie de ramener les Knicks en playoffs ?
Ah oui, c’est clair ! C’est bien de voir qu’il y a un engouement autour du sport ici, et notamment autour de ce qui se passe en ce moment dans notre équipe. Je suis un grand fan de sport en général, et ici j’ai l’occasion d’assister à pleins de matches. J’y vais autant que je peux ! Je suis allé voir un match des Yankees (baseball), des Rangers (hockey), je vais allé voir les Giants (football américain)… et j’ai vu les Red Bulls aussi bien sûr ! (le club de football de Thierry Henry, son ami, ndlr)

L’an dernier votre saison a été gâchée par les blessures, vous êtes en pleine forme physique aujourd’hui ?
Oui. L’an dernier j’ai payé le fait de jouer blessé et de partir en équipe de France alors que je n’étais pas à 100%. Cette année j’ai pu me reposer (Ronny Turiaf a déclaré forfait pour le Mondial avec l’équipe de France, ndlr). C’est bien d’arriver dans une équipe où je peux recommencer à zéro.

Comment avez-vous vécu, comme spectateur, les performances mitigées des Bleus au Mondial (éliminés en huitième de finale par la Turquie) ?
C’est dommage car ils avaient très bien commencé mais ils ont perdu deux matches d’affilée, dont un contre la Nouvelle-Zélande, qui les ont handicapé. C’était dur pour moi de voir les copains passer par des moments difficiles. Mais cette année j’étais obligé de faire un break, afin d’être encore plus disponible pour les échéances à venir dans les prochaines années (l’Euro 2011 et les Jeux Olympiques 2012). Je serai là !

Vous jouez dans deux semaines à Bercy (le 6 octobre) avec les Knicks pour un match de présaison contre Minnesota, ça va être particulier pour vous ?
Oui ça va être cool ! Beaucoup de gens de ma famille vont venir : ma mère, ma soeur, mes tantes, mes cousins… Tous mes amis de la cité aussi !  Je pense que ça va être pas mal et j’espère que Bercy sera plein !

Infos pratiques:

Match de présaison des New York Knicks contre les Minnesota Timberwolves le 6 octobre au Palais Omnisport de Paris Bercy

Billets disponibles sur le site du POPB

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related