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Ronny Turiaf veut se refaire une santé en NBA

Le basket français n’aura finalement eu qu’un représentant à l’Oracle Arena d’Oakland mercredi soir. Censé être la « French Heritage Night » de la NBA, le match opposant Oakland à San Antonio, organisé en partenariat avec la chambre de commerce franco-américaine de San Francisco, n’aura été que partiellement français. Encore convalescent suite à une blessure au genou, le joueur des Golden State Warriors Ronny Turiaf n’a pas pu affronter son compatriote et ami Tony Parker, meneur des Spurs de San Antonio.

Les Texans, emmenés par un Tony Parker en forme, ont surclassé les « guerriers » californiens en s’imposant à Oakland 103 à 91. Les 400 francophiles qui étaient venus pour assister au choc des Frenchies ont quand même eu droit à une séance de questions-réponses privilégiée avec Ronny Turiaf après le match. L’ailier martiniquais des Warriors a bien voulu répondre à nos questions.

Finalement, il n’y a eu qu’un Français qui a participé à cette French Heritage Night, vous n’êtes pas déçu de ne pas avoir pu jouer face à Tony Parker ?

Si, j’aurais bien aimé jouer contre lui, j’aurais bien aimé m’amuser. C’est quelque chose qui me tient à cœur d’être sur le terrain. Mais en ce moment, je suis blessé. J’essaie de faire le nécessaire pour revenir, mais ce n’est pas aussi facile que ça.

Vous n’avez pas eu beaucoup de temps de jeu à cause de votre blessure, c’est un début de saison un peu frustrant pour vous ?

Le temps de jeu, c’est le dernier de mes soucis à l’heure actuelle. Ce qui est frustrant, c’est plutôt ma santé, mon genou. On voit bien que quand je suis en bonne santé, quand je rentre sur le terrain, je reste sur le terrain. Ça sert à quoi d’être sur le terrain physiquement si je ne peux rien faire ?

Quand est-ce que vous pourrez revenir sur le terrain ?

On verra. Je pense que d’ici les dix prochains jours, ça pourra être possible.

Est-ce que ce n’est pas trop dur de jongler entre la NBA et l’équipe de France ?

C’est dur. Ça fait quand même onze ans que je fais les équipes de France, sauf un été où je n’étais pas là parce que je me faisais opérer du cœur. On continuera à aller en équipe de France tant que notre corps nous le permettra.

Justement, quelle est votre réaction par rapport au tirage de l’équipe de France pour le championnat du monde de 2010 ?

Les équipes sont toutes fortes, c’est un championnat du monde ! Ce tirage est ouvert. On verra bien ce qui va se passer.

Il y a beaucoup de Français en NBA, il y a vraiment une French touch au niveau du basket ou c’est une mode ?

Une mode, je ne pense pas ! Je crois qu’on a eu un concours de circonstances qui a permis à une certaine génération d’y arriver. Dans la génération d’avant, il y en avait eu deux-trois avec Jérôme et Tariq (ndlr, Jérôme Moïso et Tariq Abdul-Wahad, premiers joueurs français à avoir été draftés en NBA), et là, dans la génération d’après, il y en a un peu plus. J’espère qu’il y en aura encore plus dans la génération d’après, parce que plus il y a de joueurs français en NBA, mieux c’est pour le basket français.

Pourquoi est-ce que cela ne se répercute pas forcément sur les résultats de l’équipe de France ?

C’est la perpétuelle conversation que les journalistes français veulent avoir : pourquoi les résultats en NBA ne suivent pas en équipe de France ? Vous avez tendance à mettre en avant les côtés négatifs et vous ne dites jamais que sur les six derniers championnats d’Europe, on a été en demi-finales quatre fois. Au bout d’un moment, ça me fatigue un peu.

Quelles sont vos ambitions pour les Warriors cette année ?

Pour l’instant, je me concentre sur moi. Après, pour l’équipe, essayer de faire le mieux possible, ce sera déjà un bon objectif. Ce n’est pas facile de jongler avec les blessures de chacun.

Quels sont vos objectifs personnels ?

De finir la saison en bonne santé. Après, statistiquement, les gens peuvent dire : « T’as mal commencé la saison, patati patata… ». Moi, à partir du moment où je suis en bonne santé, ça va aller.

Et pour l’équipe de France ?

L’équipe de France, on verra, parce que c’est encore un peu loin. Posez-moi la question d’ici un mois ou deux, quand je serai en bonne santé.

Ça fait huit ans que vous êtes aux États-Unis, qu’est-ce qui vous manque de France ?

Les pains au chocolat et L’Équipe.

Et de Martinique plus précisément ?

Beaucoup plus de choses ! Je pense que la liste serait vraiment trop longue. C’est là d’où je viens, c’est là où je me sens le mieux. C’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur.

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