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Royal place sa fête de la Fraternité sous le signe de l’unité des gauches

Ségolène Royal a placé samedi sa fête de la Fraternité à Arcueil (Val-de-Marne) sous le signe de l’unité et du rassemblement du PS, avec ténors socialistes et Jean-Luc Mélenchon, mais également de “la force tranquille”, un clin d’oeil à François Mitterrand.

“Dans la vie politique, il y a des péripéties, mais il y a un chemin, quand on est solide sur ses bases”, a expliqué la présidente de Désirs d’avenir (DA), avant que ne débute cette troisième fête de la fraternité. Dans le parc du Coteau, sous un temps clément, plusieurs ténors du PS, de Claude Bartolone à Manuel Valls, ont répondu présent, auxquels est venu se joindre Jean-Luc Mélenchon, ex-PS, qui avait officialisé sa venue vendredi soir.
Le leader du Parti de gauche a expliqué être venu “défendre avec Mme Royal l’idée d’un référendum sur les retraites”. “Il faut vraiment que le pays aille mal pour que des gens qui se sont tirés la bourre se retrouvent ici ensemble”, a-t-il ironisé devant la presse. M. Bartolone a souligné que sa présence “était le signe de la nécessité absolue du rassemblement des socialistes”, tandis que M. Valls a mis l’accent sur “la gravité de la situation” qui “nous oblige à la responsabilité”. Cet ex-royaliste a en outre salué le “talent indispensable” de l’ancienne candidate à la présidentielle.

Arnaud Montebourg, qui est “toujours l’ami de Ségolène”, “malgré des choix différents”, a jugé que “les primaires étaient une partie des idées de Ségolène Royal. “On a besoin de tout le monde, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly. On a besoin que toutes les gauches travaillent ensemble. Les gauches doivent imaginer ensemble l’après-Sarkozy. Ségolène Royal a toute sa place dans le dispositif”, a-t-il dit. Pierre Bergé et l’avocat Jean-Pierre Mignard, qui avaient pris aussi quelque peu leurs distances avec la présidente de Poitou-Charentes, étaient également de la Fête.
Une revanche pour celle qu’on disait isolée? “Quand on est apaisé et au clair sur ses valeurs, conscient de l’attente désespérée des Français pour que ça change, on a envie de se retrouver, de se rassembler, de s’unir pour que notre intelligence collective puisse déboucher sur des propositions collectives”, a estimé Mme Royal. “Les Français n’ont pas la tête à l’élection présidentielle et moi non plus”, a-t-elle assuré, en prônant de “dépasser cet antisarkozysme et penser au redressement de la France, passer à l’action et aux propositions”.
Entourée de ses fidèles – Guillaume Garot, Najat Belkacem, Delphine Batho ou Dominique Bertinotti – Ségolène Royal, en tailleur-pantalon bleu marine, chemise blanche et étole de soie, est arrivée entourée d’une nuée de caméras avant de s’asseoir pour écouter les différents intervenants. Syndicalistes, acteurs de la société civile, ténors politiques se sont succédé pour parler du “respect”, celui “de la banlieue”, de “la République” et celui “du peuple”.

Lors de son intervention en fin d’après-midi, Mme Royal devait faire “des propositions sur le redressement économique et social et en particulier sur le chômage des jeunes qui doit devenir une grande cause nationale”. “S’opposer et proposer”, résume-t-elle. Elle devrait demander “la mise en place d’un pacte de confiance pour l’emploi des jeunes”, faisant valoir que le chômage des jeunes est le plus élevé d’Europe.

 

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