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Rudolph Giuliani à la rescousse des autorités anti-crime de Rio.

L’ex-maire de New York, Rudolph Giuliani, qui a fait chuter la criminalité et la délinquance dans les années 1990 au prix de méthodes controversées, va aider les autorités de Rio de Janeiro à renforcer la sécurité publique en vue du Mondial-2014 et des jeux Olympiques de 2016.

“Nous n’avons pas peur d’apprendre avec les autres (..) pour améliorer la vie des habitants”, a déclaré à la presse le gouverneur de Rio Sergio Cabral en annonçant un contrat avec la société de conseil de M. Giuliani.

Le montant du contrat sera défini dans un mois et financé par le gouvernement de l’Etat et un groupe d’entreprises privées, rapporte vendredi la presse locale.

L’ex-maire de New York (de 1994 à 2001) se trouve à Rio à l’invitation de groupes privés. Jeudi, il a visité des favelas de la ville en cours de pacification par la police avec le gouverneur et le maire de Rio à qui il a donné des conseils pour adapter sa politique de la “tolérance zéro” (sanction au premier délit même mineur) dans la ville.

Il viendra à Rio tous les deux mois et demi pour suivre le travail de son équipe et fesaire des conférences.

Un homme aux méthodes controversées

Sous son mandat, le taux d’homicides a chuté de 70% dans la ville considérée comme la “capitale de la planète” mais son action est controversée. En 1999, près de 70.000 personnes ont intenté des procès à la police new-yorkaise pour divers abus, rappelle la presse brésilienne.

La violence urbaine est un problème endémique dans l’Etat de Rio où plusieurs millions de personnes vivent dans des favelas.

C’est l’un des Etats les plus violents du Brésil, pays qui enregistre chaque année plus de 40.000 assassinats, soit un taux annuel de 23,8 homicides pour 100.000 habitants, selon le ministère de la Justice.

Dans le monde, le taux moyen d’homicides est de 8,8 pour 100.000 habitants.

A Rio, le taux annuel d’homicides a reculé en 2008, à 35 pour 100.000 habitants, le chiffre le plus bas des dix-sept dernières années.

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