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Rudy Gobert : “Je profite de chaque minute en NBA”

C’est le vingtième Français à être recruté en NBA aux Etats-Unis ! Rudy Gobert, 21 ans et 2m15, est le nouveau pivot international d’Utah. Pour France-Amérique, l’ancien joueur de Cholet revient sur ses débuts professionnels avec son équipe des Utah Jazz, sa nouvelle vie américaine et ses objectifs.

Vous passez de la ville de Cholet (40 000 habitants) à Salt Lake City (300 000 habitants). Quelles sont vos premières impressions ?

Le changement n’est pas si brutal que cela. Cholet et Salt Lake City ont au moins une chose en commun : le calme et la tranquillité ! L’atmosphère paisible de ces deux villes est idéale pour un sportif de haut niveau, elle permet de rester concentré sur son travail. Salt Lake City est une ville proche de la nature, une ville à échelle humaine. On est entouré de montagnes, c’est vraiment très agréable.

Comment vivez-vous cette transition franco-américaine ?

J’avais bien préparé mon arrivée à Salt Lake City avant le début de la saison. Je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour connaître la ville et mes coéquipiers. J’ai également pris des cours intensifs d’anglais pour mieux comprendre et apprendre à bien communiquer dans cette langue. Je vis seul pour l’instant et je dois me débrouiller, mais je n’ai pas à me plaindre car je me sens parfaitement bien ici.

Certains pensaient que votre physique longiligne (2m15, 104 kilos) qui est un atout en France serait une faiblesse pour jouer en NBA.

J’ai beaucoup travaillé la dimension physique de mon jeu depuis mon arrivée à Salt Lake City. Je sais que j’avais des faiblesses de ce côté là, mais je me sens bien plus fort et puissant aujourd’hui qu’il y a quelques semaines. Le jeu en NBA est en effet beaucoup plus physique et puissant qu’en Europe, et les impacts sont plus forts, il faut donc s’ajuster à cette nouvelle dimension. J’encaisse mieux les coups, même si je sais que je peux encore mieux faire. Je ne m’inquiète pas pour ça, je sais que je vais encore progresser sur cet aspect de mon jeu.

Les rookies (joueurs de première année) de NBA subissent un bizutage au cours de leurs premiers mois dans la ligue. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette tradition ?

Il y a des rituels que les joueurs de première année doivent respecter, ça fait partie de la tradition en NBA. Par exemple, les plus jeunes doivent porter les sacs des plus vieux joueurs durant toute la saison, en signe de respect. Nous devons aussi apporter des donuts aux plus anciens de l’équipe avant certains entrainements. Il ne faut surtout pas les oublier, sinon vous êtes “punis” par toute l’équipe ! Enfin, il y a une dernière obligation pour les rookies : avant le premier match de la saison, on nous remet un sac à dos que l’on doit porter toute la saison. Ça à l’air banal, mais nos coéquipiers font exprès de nous offrir des sacs à dos d’enfants, avec des motifs du type Dora l’exploratrice ou des personnages de Disney, ou encore des photos de Boys Band des années 1990. J’ai eu comme cadeau un sac à dos rose avec une peluche Minnie ! Je suis obligé de le porter jusqu’à la fin de la saison. Personnellement, cela me fait rire donc je n’ai pas à me plaindre ! Je me vengerai l’an prochain sur les nouveaux arrivants !

Certains clubs observent que leurs rookies (joueurs de première année) se soucient de moins en moins de leur alimentation et de leur repos. Est-ce votre cas ?

Je fais très attention à mon repos et à mon alimentation. Je fais une sieste tout les jours avant chaque match afin de recharger mes batteries. C’est un rituel qui me tient à cœur et que je conserverai tout au long de ma carrière. Concernant l’alimentation, je fais très attention à ce que je mange, c’est très important pour garder la forme. Lors de mes six derniers mois à Cholet, j’avais un cuisinier qui me préparait des repas équilibrés. Depuis que je suis aux Etats-Unis, je bénéficie des services d’un cuisinier qui prépare mes plats et me les livre aux heures de repas. Les tentations de malbouffe sont grandes et il vaut mieux prendre garde à ce que l’on mange afin d’éviter les soucis physiques. J’ai constaté que depuis que je fais attention à ce que je mange, je ne me suis plus blessé.

Votre équipe des Utah Jazz est à la traîne depuis le début de la saison. Quels sont vos objectifs pour cette première année dans la ligue ?

Je veux progresser et me faire une place dans cette équipe. Le début de saison est un peu compliqué mais on va essayer de rebondir au plus vite. Je veux aider cette équipe à reprendre confiance en apportant ma défense et ma présence au rebond. J’espère continuer à avoir le même temps de jeu dont je bénéficie depuis le début de la saison afin de progresser un maximum. Je sais que la direction me fait confiance et je veux leur prouver qu’ils ont raison.

 

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