Subscribe

Sain Nicolas Jammet

À seulement 23 ans, Nicolas Jammet a lancé avec Sweetgreen un concept qui connaît un succès grandissant à Washington : offrir une nourriture saine dans un restaurant où on est soucieux de la protection de l’environnement.

Nicolas Jammet, 23 ans, a ouvert en juillet 2007 le premier restaurant Sweetgreen, avec Jonathan Neman et Nathaniel Ru, ses deux associés du même âge. Né d’un père français et d’une mère libano-suisse, Nicolas Jammet, qui a grandi à New York, vit depuis 4 ans à Washington où il a été diplômé en management à Georgetown University en 2007. La restauration est une histoire de famille puisque ses parents, André et Rita Jammet étaient les propriétaires du célèbre restaurant français La Caravelle à Manhattan, qui a fermé en 2004. Très tôt, Nicolas Jammet multiplie les stages et expériences professionnelles dans le milieu de la restauration haut de gamme, à des postes variés, aussi bien dans les cuisines que dans le management.
« Nous voulions faire quelque chose pour que les étudiants puissent manger sain », explique Nicolas Jammet. Avec ses deux amis, alors qu’ils sont encore à l’école, ils trouvent un immeuble vide à Georgetown, quartier étudiant et branché de Washington. Le temps de recruter des investisseurs parmi la famille et les amis, et le restaurant était ouvert, 7 mois après qu’ait germé l’idée.
Sweetgreen est un bar à salades et yaourts où tous les ingrédients sont frais. Rapidement, les trois associés font plus que tripler leur objectif de départ. Ils servent environ 400 salades par jour alors qu’ils pensaient en vendre une centaine, de même pour les yaourts. La qualité de leurs produits a d’ailleurs été saluée en 2007 par un prix remis par le journal en ligne Daily Candy.
L’originalité de Sweetgreen est surtout d’être un commerce soucieux de la protection de l’environnement et du développement durable. Ainsi, un programme strict de recyclage a été mis en place et la majorité des produits a été pensée dans ce sens : des emballages et bols 100% biodégradables, des sacs en tissus réutilisables ou des couverts en maïs, qui peuvent aussi être utilisés pour la fabrication du composte. Une philosophie qui se reflète également dans la décoration du restaurant, dont les murs sont recouverts de bois recyclé. Sweetgreen a d’ailleurs été certifié « Restaurant Vert » par la « Green Restaurant Association », une organisation américaine qui encourage les commerces et entreprises à respecter l’environnement.
Forts du succès de leur concept, Nicolas Jammet et ses associés se donnent pour objectif d’ouvrir au total 5 ou 6 restaurants Sweetgreen à Washington puis d’« exporter » l’idée vers d’autres États. « Nous espérons ouvrir des restaurants ailleurs aux États-Unis, d’ici 3 ans, en Californie ou à New York », explique Nicolas Jammet.
En attendant, ils ouvriront aux mois d’août et septembre deux nouveaux Sweetgreen à Washington.
www.sweetgreen.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related