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Sarah Palin fait à New York un “cours de rattrapage” diplomatique

La colistière de John McCain fait cette semaine la tournée des chefs d’Etat pour tenter d’apparaître “présidentiable”. Avec Hamid Karzaï, le president afghan, Sarah Palin a notamment parlé de leurs enfants respectifs.

La républicaine Sarah Palin a entamé mardi à New York un marathon diplomatique destiné à démentir son inexpérience en matière internationale. La candidate à la vice-présidence américaine semblait toutefois soucieuse d’éviter les contacts avec les journalistes.

Arrivée à New York lundi soir de Philadelphie, la colistière du candidat à la présidence John McCain, a fait ses premiers pas en rencontrant notamment les présidents afghan Hamid Karzaï et colombien Alvaro Uribe. Sarah Palin, 44 ans, dont l’inexpérience sur les dossiers internationaux est soulignée dans la presse qui ne manque pas une occasion de rappeler qu’elle a obtenu son premier passeport en 2007, a commencé sa tournée par une rencontre avec le chef de l’Etat afghan dans un hôtel de Manhattan.

“Ils ont parlé de leurs enfants, elle a demandé le nom du bébé de M. Karzaï qui est né l’an dernier”, ont indiqué les photographes présents. Le blog politique du New York Times “The Caucus”, précise que M. Karzaï a alors répondu “Mirwais, ce qui veut dire la lumière de la maison”. Ce à quoi la candidate a répondu: “Oh c’est joli”.

Les reporters de la presse écrite n’ont pas été été admis à l’entretien, et n’ont pas pu interroger Sarah Palin à l’issue de la rencontre, ce qui a provoqué un tollé en début d’après-midi. Une rencontre avec les médias devait être organisée plus tard dans la journée.

Les relations de Mme Palin avec la presse sont tendues, elle n’a donné aucune conférence de presse -et seulement deux interviews- depuis le 29 août, quand John McCain avait pris tout le monde par surprise en la choisissant comme colistière, alors qu’elle n’a qu’une expérience politique limitée et aucune expérience internationale.

La candidate était accompagnée de Randy Scheunemann, un conseiller en politique étrangère du camp républicain, et de Steve Biegun, un ancien conseiller sur la sécurité nationale du président George W. Bush. Sarah Palin qui porte d’habitude des couleurs chaudes, était pour l’occasion vêtue d’un strict tailleur noir couvrant les genoux. Seule fantaisie qu’elle s’était autorisée: des boucles d’oreille en or en forme d’Alaska, l’Etat américain qu’elle gouverne à l’extrême nord-ouest des Etats-Unis.

Elle a ensuite eu un entretien à huis-clos à la résidence de l’ambassadeur de Colombie à l’ONU avec le président colombien Alvaro Uribe, avec qui elle a évoqué les relations entre les deux pays, et le projet de traité de libre-échange bloqué par les démocrates au Congrès, a indiqué une porte-parole de la campagne républicaine, Hessy Fernandez. Ils ont aussi discuté de la lutte contre le trafic de stupéfiants, a-t-elle ajouté.

Dans l’après-midi Mme Palin devait rencontrer l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger, 85 ans, prix Nobel de la Paix et un des diplomates majeurs du 20e siècle. Mercredi, l’aspirante vice-présidente doit poursuivre son marathon new-yorkais, en faisant la connaissance des présidents géorgien et ukrainien, Mikheïl Saakashvili et Viktor Iouchtchenko, de l’Irakien Jalal Talabani, et du Pakistanais Asif Ali Zardari, veuf de Bénazir Bhutto.

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