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Selon Christine Lagarde, la crise européenne est un risque pour toutes les économies du monde

Au cours de sa première visite en Afrique au Nigeria, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a estimé que la crise européenne de la dette représentait un risque pour “toutes les économies du monde”.

“Ce qui se passe dans les économies avancées, en particulier en Europe, est évidemment une source d’inquiétude pour tout le monde actuellement”, a-t-elle déclaré lors d’un entretien avec le président du Sénat nigérian, David Mark. “En raison de la gravité de la crise et des difficultés des Européens à y faire face, la crise aura des répercussions dans toutes les économies du monde”, a mis en garde Christine Lagarde. Elle a estimé que les pays plus pauvres, en particulier ceux dépendant fortement d’investissements et d’échanges commerciaux européens, devaient se préparer à faire face à d’éventuelles difficultés. “Ce que nous disons aux économies en développement c’est faites attention à ce qui se passe dans les économies avancées à l’heure actuelle”, a-t-elle expliqué.

“Assurez-vous que vous avez suffisamment de réserves, suffisamment de résistance, suffisamment de protections pour faire face (…)”, a poursuivi Lagarde qui s’est entretenue dans la matinée avec le président nigérian Goodluck Jonathan.

Une menace sur les pays en voie de développement

Lors du dernier sommet européen les 8 et 9 décembre, la zone euro et d’autres pays de l’UE ont dit vouloir renflouer le FMI à hauteur de 200 milliards d’euros sous forme de prêts bilatéraux. Ils s’étaient donnés dix jours pour donner des précisions sur cette opération. Evoquant la menace de la crise pour les pays en développement, Mme Lagarde a expliqué que le FMI tentait actuellement “de comprendre quelles sont les connexions et à quel degré les pays peuvent être inter-connectés”.

“Ce que nous observons c’est une croissance en panne dans les économies avancées avec une récession potentielle dans certains pays de l’Union européenne, notamment mon pays (la France) bien sûr, et des canaux de contagion qui peuvent être différents”, a-t-elle poursuivi. Christine Lagarde en a cité trois : les finances, le commerce et l’investissement direct étranger.

A l’issue de son entretien avec le président Jonathan, Mme Lagarde s’est dite “impressionnée” par les projets de réformes économiques du gouvernement nigérian.

 

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