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Sexe, drogue et alcool : Costa Crociere dément le témoignage d’une ex-salariée

La compagnie Costa Crociere a démenti vendredi le témoignage d’une de ses ex-salariés, qui a décrit une atmosphère de débauche à bord, affirmant que cette salariées avait dû dans le passé être “débarquée pour motifs disciplinaires”.

Le quotidien La Stampa a publié jeudi le témoignage qu’une infirmière, ex-employée de la compagnie, a livré aux enquêteurs sur le naufrage du Costa Concordia le 13 janvier. Selon le quotidien, elle a affirmé que “la corruption, la drogue et la prostitution” régnaient à bord des navires de la compagnie Costa. “J’ai vu de mes propres yeux des officiers prendre de la cocaïne”, a-t-elle affirmé devant les enquêteurs, selon la Stampa.

Dans un communiqué publié vendredi soir, Costa qualifie ces allégations de “privées de tout fondement” et ajoute que l’infirmière “avait été débarquée pour motifs disciplinaires”. La compagnie “rappelle avec une fermeté absolue qu’à bord des navires de sa flottes, il existe des mesures strictes de sécurité et de surveillance en ce qui concerne la possession et l’utilisation de drogue”.

Tout membre d’un équipage “qui possèderait ou ferait usage de stupéfiants ou de drogues serait soumis à des sanctions disciplinaires et serait débarqué”. “Des contrôles et actions préventives sont menées à bord pour décourager de tels comportements”, insiste la compagnie, selon laquelle le personnel de garde “doit s’abstenir de boire de l’alcool au moins quatre heures avant de prendre son tour”. La Stampa a publié le témoignage d’une autre ex-salariée qui a affirmé que “les officiers et l’équipage étaient très souvent saouls” et a ajouté avoir été victime de harcèlement de la part d’un membre de l’équipage “complètement drogué”.

Interrogé à ce sujet par l’AFP, le porte-parole de Costa crociere a affirmé qu’il ne pouvait répondre à cette accusation, les informations publiées par le quotidien n’ayant pas permis d’identifier son auteur ni les circonstances des incidents évoqués.

Le naufrage du Costa Concordia sur l’île italienne du Giglio a fait 32 morts. Le commandant du navire est poursuivi pour avoir provoqué le naufrage de son navire, tardé à donner l’alerte et abandonné le navire avant la fin des opérations d’évacuation. Son second, Ciro Ambrosio, et sept autres employés de la compagnie Costa Crociere, dont de hauts dirigeants, sont également poursuivis dans le cadre de cette enquête.

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