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S’installer aux USA, l’expérience d’une expatriée

Pour venir habiter aux USA, il faut vraiment être motivé” explique Laurence Chicheportiche installée à San Francisco avec son mari et ses trois enfants depuis 8 mois. “L’obtention des visas a été un vrai casse-tête, et j’avais l’impression que le consulat américain faisait tout pour nous décourager”. Les Chicheportiche n’ont pas eu la chance de beaucoup d’expatriés dont l’installation est en grande partie prise en charge par leur entreprise française.

Salarié à Nice pour une entreprise de téléphonie américaine, Léon Chicheportiche est muté aux États- Unis en septembre 2007. La petite start- up pour laquelle il travaille se contente d’entamer la demande de visa mais la famille Chicheportiche doit se charger de tout le reste des démarches : recherche d’appartement, de société de déménagement…

La préparation des dossiers de demande de visa a été une première épreuve : “Avant de téléphoner au consulat pour avoir une information, il vaut mieux d’abord bien étudier le site Internet et chercher par soi-même parce que chaque appel pour obtenir un renseignement est payant. Et il y a intérêt à avoir toutes les pièces au moment du rendez-vous à Paris, sinon il n’y a plus qu’à refaire les 5 heures de train dans l’autre sens !”

Toutes les personnes qui demandent un visa doivent être présentes au moment du fameux rendez-vous, y compris les enfants, et l’attente sur place peut durer toute la journée pour un entretien de cinq minutes. Le mari de Laurence obtient un L1. L’ambassade précise à Laurence qui obtient un L2, qu’elle ne pourra pas travailler une fois sur place. “En fait, j’ai appris par des Français qu’on pouvait tout à fait travailler avec un L2 mais qu’il fallait faire une demande spéciale auprès de l’immigration américaine”.

En avril 2007, quelques mois avant d’emménager, la famille fait un “voyage d’études” à San Francisco. “Cela nous a permis de repérer les différents quartiers où nous pourrions habiter et de finaliser l’inscription des enfants à l’école”. Le choix de l’école n’a pas été difficile puisqu’un seul établissement correspondait aux critères des parents : un lycée accrédité qui permet aux enfants de passer le bac français. “Nous avons mis les enfants au lycée La Pérouse de San Francisco : cela n’a pas été facile au début. Les lycées français sont excellents et les enfants ont dû travailler dur pour se mettre au niveau”.

Pour le logement, les Chicheportiche ont fait appel à un agent immobilier. “Aux États-Unis, c’est beaucoup plus dur de réserver un appartement à l’avance. Nous ne pouvions pas en avril prendre un logement pour le mois d’août. L’agent immobilier nous a donc prévenus en juillet des logements disponibles et qui correspondaient à nos critères”. Laurence a dû consulter des dizaines de sociétés de déménagement avant de trouver Déméco qui lui proposait le devis le plus intéressant. Comme le déménagement part dès l’obtention des visas, ils donnent une fausse adresse à Déméco. “Nous n’avions pas encore d’appartement à San Francisco et comme le transport par bateau prenait 6 à 8 semaines, nous avions le temps de donner la bonne adresse au correspondant de Déméco aux USA une fois que nous aurions trouvé notre logement”.

Depuis septembre, Laurence s’est peu à peu adaptée à sa nouvelle vie américaine. “J’ai trouvé des cours gratuits au City College. Ces “non credit classes” ne sont pas sanctionnés par des examens en fin d’année, mais ils permettent de progresser rapidement en anglais puisqu’on peut prendre autant de cours que l’on veut”.

  • bonjour
    Mon ami est américain est vit aux USA. J’aimerais le rejoindre et donc quitter la france définitivement d’ici janvier. j’ai regarder pour faire une demande de visa sur internet je n’ai pas encore de retour surtout quand j’essai d’insérer ma photo d’identité. en premier temps je ne travaillerais pas tout de suite en arrivant le temps de perfectionner mon anglais, puis par la suite je chercherais du travail.
    pouvez vous m’indiquez svp les démarches à faire ainsi quel visa et papier exacts j’ai besoin?

    Merci

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