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Socialistes et écologistes négocient en vue du deuxième tour des régionales

Le PS, vainqueur du premier tour des élections régionales marquées par l’abstention, a repris lundi matin des négociations avec Europe Ecologie pour des listes communes au second tour face à la majorité de Nicolas Sarkozy, qui veut croire qu’une “autre campagne” commence.

Le PS (30%) et Europe Ecologie (12 à 13%) se sont vus une première fois dans la nuit de dimanche à lundi et devaient se revoir en fin de matinée, a confié à l’AFP le numéro 2 des Verts, Jean-Vincent Placé.

Négociateur du PS, Claude Bartolone affirme avoir rencontré aussi le Front de gauche, résolument hostile à une alliance avec le MoDem. Ce point de blocage est levé: “Dans la plupart des régions, le MoDem ne pourra même pas fusionner”, a souligné M. Bartolone.

Ce proche de la première secrétaire a assuré par ailleurs qu’Europe Ecologie n’avait pas demandé de présidence de région, ce qu’a confirmé lundi matin la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, en soulignant que EE n’était arrivé dans aucune région devant le PS.

Pour autant, l’ex tête de liste EE en Ile-de-France a prévenu qu’elle entendait voir dans les listes fusionnées le reflet des résultats du premier tour. Elle devrait ainsi prendre la tête de liste dans le Val-de-Marne.

Cécile Duflot a demandé aux socialistes de “ne pas renouer avec leur tentation hégémonique”, tandis que Daniel Cohn-Bendit a souhaité aussi le “respect mutuel”. Au petit matin, Martine Aubry a estimé que les listes de rassemblement devraient se faire “à la proportionnelle” des résultats du 1er tour.

Dimanche soir, le ministre de la Défense et patron du Nouveau centre, Hervé Morin, avait ironisé sur les désaccords entre le PS et Europe Ecologie dans certaines régions (le PS est pour le projet nucléaire Iter en Paca, les Verts contre, selon lui).

Les négociations doivent être bouclées mardi à 18h00, heure-limite du dépôt des listes de second tour. Elles ont lieu dans un endroit encore secret. M. Bartolone veut des négociations qui permettent aussi “de préparer ensemble ces équipes qui auront à préparer 2012”, année de la présidentielle.

Comme François Fillon la veille, la ministre de l’Enseignement supérieur et tête de liste UMP en Ile-de-France, Valérie Pécresse, a refusé de tirer des “leçons nationales” du scrutin en raison de l’abstention (53,65%).

Mme Pécresse a voulu croire qu’une “nouvelle page de la campagne s’ouvrait”. Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, espère aussi qu’il existe “des réserves de voix au centre et à droite pour faire la différence”.

“Quand vous votez Europe-Ecologie au 1er tour, vous n’êtes pas condamné à voter à gauche au second tour. Si vous êtes électeur du Front national et que vous voulez à nouveau voter FN au second tour, vous permettez au parti socialiste de rester à la tête des régions”, a ajouté M. Bertrand.

De son côté, Marine Le Pen a confirmé que le Front national (12%) allait se maintenir dans “les douze régions” dans lesquelles il peut participer au second tour des régionales. Pour elle, “pas question” de dialoguer avec des listes UMP: “Nous ne nous vendrons à personne, nous sommes là pour nous opposer au pacte UMPS”.

Le PS va conserver “un certain nombre de régions grâce au Front national”, a fait valoir le secrétaire d’Etat au Logement et candidat UMP dans la Marne, Benoist Apparu, en dénonçant “une alliance de fait” PS-FN.

La numéro un du PS a répliqué en accusant le président Nicolas Sarkozy d’avoir “rouvert une porte” au Front national avec le débat sur l’identité nationale.

 

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