Subscribe

Sondage : Obama au plus bas

L’adoption par le Congrès américain de la réforme de l’assurance maladie n’a pas fait redécoller la courbe de popularité du président Barack Obama, qui plafonne à son pire niveau avec 45 % d’opinions favorables, contre 46 % défavorables, indique un sondage publié jeudi.

Le 44e président américain connaît son plus bas niveau dans les sondages d’opinions, ce qui était déjà le cas le mois dernier. Selon cette étude réalisée lundi et mardi auprès de 1 552 électeurs par l’université Quinnipiac, 49 % des Américains désapprouvent l’adoption de la réforme dimanche par le Congrès, contre 40 % qui sont d’avis contraire. Le sondage a une marge d’erreur de plus ou moins 2,5 points.

L’université remarque toutefois que les opposants à cette loi, qui vise à donner une couverture maladie à quelque 32 millions d’Américains qui en étaient dépourvus, étaient plus nombreux avant le vote de la Chambre des représentants : 54 % désapprouvaient, contre 36 % qui étaient pour, selon un précédent coup de sonde réalisé du 16 au 21 mars auprès de 1 907 personnes.

La promulgation de la loi n’a donc pas faire taire les critiques de la réforme du système de santé. Barack Obama semble en être conscient, puisqu’il reprend jeudi le chemin de l’Amérique profonde pour convaincre ses compatriotes du bien-fondé de ce texte historique historique, à sept mois des élections législatives de novembre.
Le président était attendu en milieu de journée à Iowa City (Iowa, centre), au cœur d’un État agricole qui possède une importance politique particulière, puisqu’il lance le processus des primaires pour la présidentielle tous les quatre ans.

Le porte-parole de la présidence, Robert Gibbs, a expliqué que M. Obama, dans l’Iowa, aurait « l’occasion de parler de ce que cette loi signifie pour les petites entreprises ».
Pour le président, il s’agit aussi d’occuper les terrains médiatique et politique, car l’opposition républicaine a promis de faire campagne sur l’assurance maladie qu’elle assimile à un gouffre financier et à une prise de contrôle du système de santé par le gouvernement.

Les législatives de novembre renouvelleront la totalité de la Chambre des représentants et le tiers du Sénat, deux assemblées que les démocrates dominent même s’ils ont perdu leur « super-majorité » de 60 sièges sénatoriaux sur 100 en janvier à l’occasion d’une élection partielle.

Mercredi soir, le vice-président Joe Biden a reconnu que les démocrates ne sortiraient pas indemnes des élections de novembre : « nous allons avoir des pertes ».
Il s’est toutefois dit convaincu que « nous allons entamer la seconde partie de notre mandat avec une majorité solide à la Chambre et au Sénat, et avec le vent en poupe, » lors d’un dîner avec des donateurs démocrates à Baltimore.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related