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Spécial élections présidentielles

 


 


Après deux heures quarante de débat, statu quo ou presque. Nicolas Sarkozy, plus professionnel, ressort peut-être avec un léger avantage, mais Ségolène avec sa fougue aura réveillé bien des indécis.


Sur le fond, le débat, trop long, était décevant. Voilà deux premiers ministrables qui discutaient de dossiers techniques, et non deux candidats à la présidence de la République; Peu de cas a été fait du reste du monde, de la Défense… On notera que le nom de Jacques Chirac n’a jamais été prononcé alors que la seule décision prise par la France au cours des dernières années l’ayant propulsée sur la scène internationale est la décision du Président sortant de ne pas participer à la guerre en Irak !


Sur la forme, le débat était passionnant. Royal – la femme – avait une agressivité toute masculine alors que Sarkozy que l’on disait tranchant faisait le mouton. Son calme, son retrait voire sa timidité ont pu le servir. La colère de Ségolène – en l’occurrence sur l’intégration des enfants handicapés l’a-t-elle desservie ? C’était rafraîchissant, dans notre monde de plus en plus policé ( policier ?), aseptisé, de voir éclater une saine révolte, très soixante-huitarde finalement !


Au fond le débat n’a rien changé : dimanche, les électeurs devront choisir entre deux sociétés bien différentes. L’une – celle de Sarkozy – dans le cours des choses : moins d’impôts, plus d’inégalité, plus de mondialisation… L’autre plus inventive, plus brouillon : plus d’égalité, plus de dialogue et des coups de gueules, hier par exemple, sur la question du Darfour, en menaçant la Chine de boycotter  les Jeux Olympiques.


On applaudira, quelque soit l’issue dimanche, la performance de ces deux quinqua pour un pugilat à armes égales et on donnera un blâme aux deux journalistes, Patrick Poivre d’Arvor et Arlette Chabot, bien inefficaces pour conduire le débat.


 

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