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Stéphanie Bowring, la candidate franco-canadienne du PRG

Troisième candidature à gauche avec Stéphanie Bowring pour le PRG. Franco-Canadienne domiciliée aujourd’hui à Paris, elle compte jouer sur son parcours atypique et sur son expérience de 10 ans à l’Assemblée nationale pour se différencier de ses adversaires.

Née à Terre-Neuve, Stéphanie Bowring, 37 ans, a la double-nationalité. Après avoir grandi à Saint-Pierre-et-Miquelon, elle s’est installée à Paris où elle réside actuellement. Loin d’être novice en politique, elle a travaillé en tant qu’assistante d’un député UDF pendant trois ans, puis d’un sénateur UMP pendant sept ans. Elle a quitté le monde parlementaire il y a six mois pour se lancer dans la musique, jusqu’à ce que la politique la rattrape.

France-Amérique : Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter dans cette circonscription ?

Stéphanie Bowring : En réalité, c’est le PRG qui est venu me chercher. Le parti voulait profiter de cette nouvelle élection pour présenter 11 candidates, car la parité n’est pas représentée en métropole. Je me sentais légitime pour l’Amérique du Nord parce que j’ai vécu à Saint-Pierre-et-Miquelon. Si c’était un poste dans une autre circonscription, je ne l’aurais pas pris. Des gens vont trouver que je suis parachutée et je peux le comprendre. Mais je suis binationale et j’ai toute ma famille paternelle au Canada, je m’y rends une ou deux fois par an.

Pourquoi ne avoir fait une alliance avec le PS comme l’ont fait Les Verts ?

Ce n’est pas ma problématique. Les dés étaient lancés une fois que le PRG avait décidé de présenter un candidat. Le PS a ignoré le PRG en pensant qu’on ne trouverait pas 11 candidates.

Ne trouvez-vous pas étrange de représenter le Parti Radical de Gauche après avoir travaillé avec des élus UDF et UMP ?

Je ne suis pas une femme de gauche, mais une femme ouverte et attaché à ses deux patries, la France et le Canada, et à l’Amérique du Nord en général. D’ailleurs, l’UMP m’avait approchée pour être la candidate à Saint-Pierre-et-Miquelon, mais j’ai finalement refusé.

Que pensez-vous apporter à la campagne avec votre candidature ?

Je veux apporter une autonomie, et une vrai honnêteté intellectuelle à cette élection. Je ne me serais jamais présentée pour le PS ou l’UMP qui sont de grosses machines avec des consignes de vote. Je ne supporte pas ça.

Estimez-vous être capable de comprendre les problèmes des expatriés en Amérique du Nord et de défendre leurs intérêts ?

Je serai compétente pour défendre les intérêts des expatriés. Mes parents étaient des expatriés. Sans compter que j’ai défendu les gens de Saint-Pierre-et-Miquelon. C’est assez proche car les habitants de l’île sont eux aussi des Français laissés pour compte, isolés, assez loin.

Quelles sont les thèmes forts de votre programme ?

Je ne vais pas avoir la prétention d’avoir toutes les réponses. Je n’ai pas à me substituer à l’AFE. Bien sûr l’éducation est importante. Je ne veux pas qu’on enlève la gratuité. Il faut bien entendu diversifier l’offre. Mais encore une fois, je ne suis pas un conseiller AFE. La fiscalité est aussi une question cruciale. Il faut encourager la mobilité sans assister la fuite des cerveaux. Je milite pour une France ouverte et décomplexée. Je ne veux plus que les expatriés soient traités de fraudeurs fiscaux. Enfin, je veux aussi insuffler en France des idées que l’on trouve en Amérique du Nord.

Vous n’allez donc pas faire de promesses de campagne ?

Si bien sûr, mais je ne comprends pas les candidats qui arrivent avec des réponses toutes trouvées. Ils ne comprennent pas les difficultés budgétaires de la France. Aussi, on peut avoir les meilleures idées du monde, si on ne sait pas à qui s’adresser et comment s’y prendre à Paris, on n’arrivera à rien. Il y a différents cercles d’influence et grâce à mon ancien travail, j’ai commencé à les pénétrer.

La page facebook Stéphanie Bowring

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