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Superbowl: les Steelers de “Sixburgh” brisent le conte de fées d’Arizona

Les Pittsburgh Steelers sont devenus la franchise la plus titrée de l’histoire de la Ligue nord-américaine de football américain (NFL) en remportant le Superbowl pour la sixième fois, dimanche à Tampa face aux Arizona Cardinals (27-23).

Les Steelers, vainqueurs de l’épreuve en 1975, 1976, 1979, 1980 et 2006, ont dépassé les Dallas Cowboys et les San Francisco 49ers (cinq victoires) et succèdent aux New York Giants, lauréats en 2008. Leur entraîneur, Mike Tomlin, devient à 36 ans le plus jeune coach vainqueur du Superbowl en même temps que le deuxième afro-américain à mener une équipe au titre suprême, après Tony Dungy avec les Indianapolis Colts en 2007. “Les lauriers personnels ne m’intéressent pas, a réagi Tomlin. Seulement le palmarès des Steelers.”

A l’approche du match, les fans des Steelers avaient surnommé leur équipe “Sixburgh”, un jeu de mot entre le chiffre et le nom de la deuxième ville de Pennsylvanie. Après tout, la présence d’Arizona (9 victoires-7 défaite en saison régulière) au Superbowl était presque une anomalie.

La logique sportive a certes été respectée mais “Sixburgh” a failli passer à la postérité des surnoms trop vite donnés grâce à des Cardinals qui ont un instant eu le match en main et n’ont plié que dans les deux dernières minutes.

Arizona était mené 20 à 7 après deux touchdowns -dont un après une interception de 100 yards du défenseur James Harrison- et un coup de pied de pénalité de Pittsburgh alors qu’il restait moins de huit minutes à l’horloge.

Les Cards ont alors entamé un improbable “come back” en mystifiant par deux fois la meilleure défense de NFL avant de pousser l’attaque de Pittsburgh à la faute dans son propre en-but: 16 points repris en cinq minutes ! Il restait alors exactement 2 minutes et 37 secondes à jouer et le conte de fées des drôles d’oiseaux de l’Arizona semblait pouvoir aboutir à l’exploit.

Mais l’expérimenté quaterback de Pittsburgh Ben Roethlisberger a permis à son équipe de grignoter méthodiquement le terrain, gagnant 75 yards pour offrir le ballon de la victoire au receveur Santonio Holmes. Ce dernier, désigné meilleur joueur (MVP) de la rencontre, attrapait du bout des doigts une passe de sept yards pour crucifier les Cardinals à 35 secondes de la fin. “Toucher des doigts la victoire et la voir s’envoler comme ça, ça fait mal. Je suis effondré”, a réagi le receveur vedette d’Arizona, Larry Fitzgerald, auteur de deux des trois touchdowns des siens, devant 70.000 spectateurs.

Les Cardinals n’ont donc pas pu mettre fin à 61 ans de disette. Leur dernier titre remonte toujours à 1947, quand la franchise était basée à Chicago.

Dans toute l’histoire des sports professionnels américains, seuls les Cubs de Chicago font pire: ils attendent un nouveau titre national en baseball depuis… 100 ans, leur dernier succès datant de 1908.

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