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Teddy Riner: “Je n’avais pas le droit de perdre”

Invaincu depuis deux ans, Teddy Riner, devenu l’égal des plus grands en s’offrant un troisième sacre consécutif en +100 kg, son 4e titre mondial, s’est battu avec la manière “pour ne pas se faire piquer son bifteck” et parce qu’il n’avait pas le “droit de perdre”, jeudi à Tokyo.

Est-ce le plus beau titre?

“Le premier titre est toujours plus beau mais là il a une saveur particulière parce que c’est au Japon. Je suis très content. C’est chez Jigoro Kano (fondateur du judo, ndlr) donc je suis très content. Et en plus avec la manière donc je suis fier de moi.”

On vous a vu serein quand vous avez gagné en finale…

“J’avais envie d’exploser mais comme je n’ai pas réussi à marquer ippon (en finale), j’étais un peu déçu. Mais le titre est là. Je suis très content. Quand je serai seul, je pourrai penser à ma journée. Mais je suis fier parce que j’ai mis cinq ippons aujourd’hui et il fallait le faire et aller les chercher. Maintenant, je vais prendre une bonne douche et après on va se concentrer lundi pour les +toutes cat+.”

Ca vous fait quoi d’être l’égal de David Douillet?

“Je suis très content parce qu’aujourd’hui je peux rejoindre un cercle fermé. Ca fait plaisir. Ca fait une petite équipe de quatre et ça peut encore mieux se passer pour la suite.”

La suite, c’est lundi. Allez-vous avoir une préparation particulière?

“Pour l’instant, je vais me vider la tête. On ne va pas dire cinquième titre, on va se présenter aux Championnats du monde toutes catégories et on verra à la fin de la journée ce qu’il se passe.”

Vous avez été épatant tactiquement…

“On va dire les cinq premiers combats, alors! C’était en attente. On a travaillé énormément avec les entraîneurs, j’ai fait une grosse préparation, j’ai perdu 10 kilos. Je suis content parce que sur une compétition comme celle-ci où j’étais vraiment attendu, j’ai réussi à m’exprimer.”

Avez-vous pensé à la défaite face à Takahashi contre qui le combat a été difficile?

“Non, je me suis dit: +je ne me ferai pas avoir+. Je me suis dit ce que mon entraîneur Serge Diot me disait: “ne te laisse pas piquer ton bifteck”. Et je n’arrêtais pas de me répéter ça dans la tête. Je n’avais pas le droit de perdre.”

Les années se suivent et…

“…Et ne se ressemblent pas! Quand j’ai commencé au Brésil (Mondiaux en septembre 2007) ou même aux Championnats d’Europe (avril 2007), je ne gagnais pas tout par ippon. Je faisais avec ce que j’avais. Et maintenant, je travaille des techniques et j’arrive à les mettre en place.”

Faut-il craindre un excès de confiance?

“Je ne sous-estime personne et tant que je ne sous-estimerai personne, je pense que j’irai loin. Maintenant chez les lourds, il y a du potentiel, il faut se méfier de tout le monde.”

Vous êtes chaque fois très attendu. Une médaille d’argent, ce serait un échec?

“Si je me suis battu avec la manière, je n’ai rien à envier à celui qui m’aura battu. Maintenant c’est quand même une médaille à emporter. Ce qui est pris n’est plus à prendre. Je mûris, j’ai 21 ans. Celle-là, elle est là et je la garde! Et ce n’est pas la dernière. J’espère. Je sais qu’il y a le toutes +cat+ derrière. Un peu de repos et je me présenterai le matin (lundi).”

 

 

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