Subscribe

Tentative pour boucher le puits de pétrole : les résultats ne seront pas connus avant 48 heures

Des débris ont été injectés dans le puits de pétrole pour boucher la fuite à l’origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, a indiqué vendredi le groupe britannique BP, selon qui le succès ou non des tentatives de colmatage ne sera pas connu avant au moins 48 heures.

L’injection à haute pression de ces débris complète une opération délicate lancée mercredi par BP consistant à envoyer dans le puits une solution faite d’eau et de matières solides, avant de le sceller, a indiqué sur la chaîne américaine ABC le directeur général de BP Tony Hayward.

“Nous faisons cela (injecter des débris) depuis hier après-midi. Cette partie des opérations a pris fin tôt ce matin. Et nous allons recommencer à injecter de la boue (la solution faite d’eau et de matières solides, ndlr) plus tard dans la journée”, a précisé M. Hayward. “Les opérations se poursuivent donc, ça se passe assez bien”, a-t-il estimé.

“Manifestement, lorsque nous injectons de la boue, il n’y a pas de pétrole ni de gaz qui se déversent dans la mer”, a souligné M. Hayward sur la chaîne de télévision CNN.

Le pétrole s’est répandu à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis le naufrage le 22 avril de la plateforme Deepwater Horizon qu’exploitait BP au large des côtes américaines, selon une estimation fournie par un groupe d’experts mandaté par l’administration américaine.

M. Hayward a par ailleurs indiqué qu’il faudrait attendre “au moins 48 heures” avant d’avoir une estimation quant à la réussite ou non des différentes opérations de colmatage.

De son côté, le commandant des garde-côtes, l’amiral Thad Allen, qui coordonne les opérations sur place, a estimé dans un entretien sur ABC que la situation “sera critique au cours des prochaines 12 à 18 heures”.

BP a “réussi à repousser vers le bas les hydrocarbures avec la boue. Le vrai défi consiste à mettre suffisamment de boue dans le puits pour maintenir la pression jusqu’au point de pouvoir mettre un bouchon de ciment au sommet”, a estimé l’amiral des garde-côtes.

“Nous sommes vraiment rassurés par le fait qu’ils (BP) sont capables de faire descendre la boue. La vraie question est maintenant de savoir si on peut maintenir (la boue) en bas. C’est l’enjeu majeur des 12 à 18 prochaines heures”, a-t-il insisté.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related