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Tété : « Je suis un amoureux de toutes les idées »

En tournée américaine avec Eric John Kaiser, Tété, chanteur français, est connu pour ses ballades folk et blues et son timbre de voix vibrant. Il se produira à La Nouvelle-Orléans à partir de vendredi 19 mars,  en plein air, dans un école et dans un club de la capitale de la Louisiane. Il s’envolera ensuite pour Minneapolis et Washington pour deux autres dates.

France-Amérique : Comment se passe votre tournée ?

Tété : J’en reviens pas de tourner ici. Ça a toujours été un rêve de gosse de jouer à l’étranger. Et, que ce soit en Australie, au Japon, en Angleterre ou ici, cela se passe toujours très bien. En plus, je suis très content de retrouver mon petit camarade de jeu Erik John Kaiser, avec lequel c’est ma 4e tournée en Amérique du Nord.

Vous êtes un chanteur attaché à la folk music américaine et au blues. Jouer vendredi à La Nouvelle-Orléans doit avoir une saveur particulière pour vous ?

En effet, je suis ravi car La Nouvelle-Orléans est ancré dans un univers qui me parle beaucoup. C’est une ville que j’ai découverte il y a 3 ans. À l’époque, j’animais une émission avec André Manoukian, qui s’appelait Tété ou Dédé et qui passait sur France Télévisions. L’idée était d’interviewer des musiciens, de jouer avec eux et de refaire un point sur l’historique des musiques de New York, Miami, San Francisco et La Nouvelle-Orléans. Cette ville a fait le lit de mon dernier album : Le premier clair de l’aube.

Quand on pense Nouvelle-Orléans, on pense Katrina. Vous y pensez quand vous jouez là-bas ?

Oui. Ce qui m’a marqué la dernière fois est la ligne de la crue, à Treme, le quartier historique des musiciens. À la télé, on ne se rend pas vraiment compte des dégats. Les gens ici ont une force de persévérance et de volontarisme qui me touche énormément.

Vous allez vous produire dans une école. Comment  percevez-vous cette initiative ?

Je suis un très grand amoureux de tous les projets. Et surtout des idées. Il va y avoir une notion de partage et de pédagogie par rapport au côté bilingue. Surtout avec des élèves qui n’ont pas forcément tout le temps accès à ce type d’expression. Et les gens de l’Alliance Française nous ont beaucoup aidés pour ce projet.

En flânant sur votre Myspace, on peut y découvrir cette reprise de Blister in the sun, du groupe Violent Femmes.  Quelles sont vos influences ?

Quand j’étais adolescent, je trainais plutôt dans le milieu des skateurs ou des punks. Violent Femmes était très en vogue à l’époque, donc cette chanson est devenue la bande son d’une partie de mon adolescence. Je suis aussi un grand fan de blues et lorsqu’on décortique un peu tout un tas de morceaux qu’on attribue soit à la folk, soit au rock, soit à la pop, on en revient toujours au blues. C’est en Australie que j’ai eu l’idée de cette reprise là, sur un rythme de blues. J’aime beaucoup l’idée de reprendre des morceaux qui ont marqué ma vie et de me les approprier différemment. Le blues est un pont naturel entre toutes les musiques. Mais j’ai aussi bien été influencé par les deux Bob, Marley et Dylan.

S’il y avait une chanson de Dylan à retenir ?

Forcément une entre ses débuts acoustiques et l’album Blonde on Blonde. Blowin’ in the wind…

Sur ce Myspace, on peut aussi y voir des ébauches de chansons qui durent au plus 10 secondes. Est-ce une volonté de contrer l’abus d’écoute gratuite ?

Non pas vraiment. Ce sont juste des maquettes de mon dernier album écrit sur la route entre la France, l’Angleterre et les États-Unis. Elles ont fait l’objet d’un jeu de vote avec mon public rencontré sur ma dernière tournée.

Sur Le premier clair de lune, on peut  distinguer des sonorités de guitares slide évoquant la country. Est-ce une influence directe liée à la collaboration avec Steve Berlin, producteur entre autre de REM et Sheryl Crow ?

En enregistrant à Portland avec Steve Berlin, je suis allé chercher un lexique que je n’avais pas. Plus sophistiqué que je pensais. Lui, en chef d’orchestre, et les musiciens avec lesquels j’ai joué me l’ont apporté. Mais Steve a quand même respecté mes idées.

Le titre de cet album a-t-il une signification particulière ?

Cela fait référence à la fin d’un cycle et le début d’un autre. Cela marque le premier enregistrement à l’étranger, un changement de vie personnel et un changement d’approche. J’ai un peu délaissé les ballades pour des morceaux plus énergiques, cohérents avec les influences américaines que je mêlais plus aux autres dans mes albums précédents. Il y a vraiment cette veine-là dans Le premier clair de lune.

Infos pratiques :

En tournée (avec la délégation générale des Alliances françaises)

Les 19 et 20 mars au Blue Nile à La Nouvelle-Orléans

Le 24 mars au Cedar Cultural Center de Minneapolis

Le 25 mars au Baird Auditorium de Washington

http://www.myspace.com/tetetv

http://www.tete.tv/

/www.tete.tv/

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