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Thierry Dreyfus, sculpteur de lumière à Brooklyn

Le plasticien lumière, connu pour avoir magnifié Notre-Dame de Paris et le Grand Palais lors de l’inauguration de sa nef, expose pour la première fois à New York. Son installation « (Naked) absence – (blinding) presence… (dis) appearances » place le spectateur en face de lui-même.

Thierry Dreyfus ne cherche rien moins qu’à ralentir le temps. A l’Invisible Dog center de Brooklyn, pour sa première exposition personnelle Outre-Atlantique, le plasticien de 50 ans réussi une nouvelle fois son pari. Ainsi, les spectateurs « comme en apesanteur » observent souvent durant un quart d’heure la sculpture lumineuse d’un corps masculin qui apparait et disparaît sur un cycle de deux minutes au son d’un battement de cœur.

« La société dans laquelle nous vivons est une société de vitesse, estime l’artiste, ces images bombardées en permanence sur notre rétine constituent comme un viol mental ». Pour reposer la rétine des spectateurs et les émouvoir, Thierry Dreyfus utilise des matériaux qui permettent un « dialogue avec le silence ». Installations lumineuses, jeux de miroirs et photographies de paysages qui se perdent dans l’horizon et rendent présente la sensation d’absence.

Ces œuvres laissent volontairement le terrain libre à l’imagination nourrie du vécu des visiteurs. Les jeux de miroirs évoqueront peut-être aux New-yorkais le scintillement du soleil sur les buildings. Ils ne manqueront en tous cas pas d’être interpellés, et, pour une fois, de prendre leur temps.

Plus d’informations :

« (Naked) absence – (blinding) presence… (dis) appearances » jusqu’au 20 février à l’Invisible Dog center, 51 Bergen St à Brooklyn

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