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Tiger Woods, golfeur de tous les records dans le creux de la vague

Tiger Woods, qui a annoncé lundi son divorce après un scandale sexuel et une série noire sportive, a battu tous les records de précocité: plus jeune vainqueur du Masters, plus jeune numéro un mondial, plus jeune golfeur à remporter 50 tournois du circuit nord-américain.

L’annonce de son divorce de l’ex-mannequin suédoise Elin Nordegren, après six ans de mariage, apparaît comme la conséquence logique du déballage médiatique qui a entouré la révélation à la fin de l’an dernier des aventures extra-conjugales du sportif le mieux payé de l’histoire, avec des gains supérieurs au milliard de dollars. Elle survient peu de temps après le plus mauvais résultat de sa carrière professionnelle: une avant-dernière place au tournoi d’Akron, dans l’Ohio.

Ce métis américain a pourtant époustouflé le monde du golf quand, en avril 2001, il a réussi ce que personne n’avait jamais réalisé auparavant: devenir le premier à gagner consécutivement les quatre principaux tournois, l’US Open, le British Open, l’USPGA en 2000 et enfin le Masters 2001.

A seulement 25 ans, il relègue derrière lui quatre autres joueurs ayant réussi à remporter les quatre levées du Grand Chelem… sur l’ensemble de leur carrière. Toujours au sommet de son art, Woods réussit le doublé à l’US Open, devenant le 5e golfeur à signer cette double victoire.

Né en Californie en décembre 1975, Woods est le fils d’Earl, lieutenant-colonel noir de l’armée américaine, et de Kultida, née en Thaïlande. Ses parents l’ont prénommé Eldrick, mais son père lui a donné le surnom du “Tigre” (Tiger) en hommage à un soldat vietnamien qui avait été son ami.

Earl Woods, véritable fanatique de golf, a mis très tôt un club dans les mains de son fils. A deux ans, Tiger puttait (avec Ben Hogan) contre l’humoriste Bob Hope dans un show télévisé. A 5 ans, il était cité dans une revue spécialisée aux Etats-Unis. Diplômé de l’université de Stanford, près de San Francisco, il a remporté à trois reprises le titre de champion des Etats-Unis amateurs, déjà un record.

Son premier succès dans un tournoi majeur remonte à 1997 dans le Masters d’Augusta. Avec l’insolence de ses 21 ans, il creuse un écart de 12 coups sur son suivant immédiat. Il termine l’année en position de numéro un, ce qu’aucun golfeur n’avait réussi à un si jeune âge.

Sacré joueur de l’année déjà à neuf reprises, il compte au total 72 victoires sur le circuit américain et possède toutes les qualités pour détrôner l’Américain Jack Nicklaus, qui a accumulé pendant toute sa longue carrière la bagatelle de 18 victoires dans les plus grands tournois. Tiger Woods devient l’un des sportifs les plus médiatiques de l’histoire… et aussi l’un des plus médiatisés.

La presse fait des gorges chaudes de ses déboires conjugaux après son accident de voiture survenu fin novembre chez lui, en Floride. Les journaux à sensation surenchérissent sur le nombre de maîtresses du sportif. Dos au mur, il met fin “temporairement” à sa carrière le 11 décembre, moins d’un mois après son triomphe au Master d’Australie.

Il disparait ensuite du regard du public, perdant au passage plusieurs de ses parraineurs. Le “Tigre” réapparaît le 19 février avec des excuses publiques à la télévision, destinées à sa famille et à ses fans. “J’ai été infidèle. J’ai eu des aventures. J’ai trompé. Et c’est entièrement de ma faute”, témoigne le champion, l’air contrit.

Le golfeur annonce suivre une thérapie – pour dépendance sexuelle -, selon de nombreux médias. Il fait son retour sur les greens en avril, mais la saison a tout de la série noire, même si Woods reste numéro un mondial. Après son humiliante avant-dernière place à Akron, le champion n’a pas fait mieux que la 28e place au championnat PGA il y a huit jours.

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