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Tiger Woods, le golfeur en or en quête de rédemption

Tiger Woods, qui s’est exprimé publiquement vendredi pour la première fois depuis qu’il a suspendu sa carrière, a battu tous les records de précocité: plus jeune vainqueur du Masters, plus jeune numéro un mondial, plus jeune golfeur à remporter 50 tournois du circuit nord-américain.

Au coeur d’une tempête médiatique depuis les révélations sur ses aventures extra-conjugales, il a présenté vendredi des excuses publiques à sa famille et à ses fans, et déclaré qu’il reviendrait peut-être sur les greens en 2010.

Ce métis américain a époustouflé le monde du golf quand, en avril 2001, il a réussi ce qu’aucun golfeur n’avait jamais réalisé auparavant: devenir le premier homme à gagner consécutivement les quatre principaux tournois, l’US Open, le British Open, l’USPGA en 2000 et enfin le Masters 2001.

A seulement 25 ans, il a alors relégué derrière lui quatre autres joueurs ayant réussi à remporter les quatre levées du Grand Chelem… sur la durée de l’ensemble de leur carrière. Toujours au sommet de son art, Woods a réussi le doublé à l’US Open, devenant le 5e golfeur à signer cette double victoire.

Né en Californie en décembre 1975, Woods est le fils d’Earl, lieutenant-colonel de l’armée américaine, et de Kultida, née en Thaïlande. Ses parents l’ont prénommé Eldrick, mais son père lui a donné le surnom du “Tigre” (Tiger) en hommage à un soldat vietnamien qui avait été son ami.

Earl Woods, véritable fanatique de golf, a mis très tôt un club dans les mains de son fils. A deux ans, Tiger puttait avec Ben Hogan contre l’humoriste Bob Hope dans un show télévisé. A 5 ans, il était cité dans une revue spécialisée aux Etats-Unis.

Diplômé de l’université de Stanford, près de San Francisco, il a remporté à trois reprises le titre amateurs de champion des Etats-Unis – déjà un record.

Son premier succès dans un tournoi majeur remonte à 1997 dans le Masters d’Augusta. Avec l’insolence de ses 21 ans, il a creusé un écart de 12 coups sur son suivant immédiat. Il a terminé l’année en position de numéro un, ce qu’aucun golfeur n’avait réussi à un si jeune âge.

Un dieu du green en perdition

Dominateur sur le circuit, Tiger Woods n’en a pas moins connu quelques passages à vide retentissants.

Il n’a pas non plus été épargné par les blessures, comme ce genou gauche qui l’a tenu éloigné des greens pendant six mois en 2008. Quelques jours avant son opération en juin, il remportait pourtant l’US Open, son 14e grand titre.

Sacré joueur de l’année déjà à neuf reprises, il compte au total 72 victoires sur le circuit américain, et possède toutes les qualités pour détrôner l’Américain Jack Nicklaus, qui a accumulé pendant toute sa longue carrière la bagatelle de 18 victoires dans les plus grands tournois.

Marié à l’ex-mannequin suédois Elin Nordegren et père de deux jeunes enfants, Tiger Woods est le sportif le mieux payé de l’histoire avec des gains estimés à plus d’un milliard de dollars.

C’est aussi l’un des plus médiatiques… et médiatisés.

La presse a fait ses gorges chaudes de ses déboires (extra-)conjugaux après son mystérieux accident de voiture survenu fin novembre chez lui, en Floride. Peu après, les journaux à sensation n’ont pas manqué de surenchérir sur le nombre de maîtresses avérées ou supposées du sportif.

Dos au mur, il a mis fin “temporairement” à sa carrière le 11 décembre, moins d’un mois après son triomphe au Master d’Australie. Il a ensuite disparu de la scène médiatique.

Au cours de sa retraite, plusieurs de ses sponsors ont mis fin à leur partenariat avec le “Tigre”, qui a enfin rompu le silence vendredi pour présenter avec gravité des excuses publiques.

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