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Times Square vidé par une voiture piégée

Les écrans géants de Times Square n’éclairent que le vide là où d’habitude se presse une foule de noctambules. La découverte d’une voiture piégée au coeur de Manhattan a quasiment vidé l’un des lieux les plus animés du monde.

03H00 du matin, les gobelets et les ordures qui jonchent le sol sont les seuls témoins de la foule qui, encore quelques heures plus tôt, se pressait à Times Square. Seuls les policiers dans leur uniforme bleu occupaient le terrain après avoir évacué l’un des quartiers les plus populaires de la ville.

Les autorités new-yorkaises ont révélé tôt dimanche matin qu’un carnage a été évité de justesse quand un engin explosif, fait de feu d’artifice, de jerrycans d’essence et de bonbonnes de gaz et caché dans un 4X4, n’a pas fonctionné. Non loin du véhicule vert foncé, entouré d’équipes de déminage et de la police scientifique, la façade d’un théâtre vante “Le Roi Lion”.

“Jamais vous ne verrez New York plus mort que ça. C’est une expérience unique”, lance Taylor Blankenship, un étudiant en biologie de l’Ohio âgé de 22 ans. Il est en ville avec trois amis et il est bien plus impressionné par l’efficacité de la police qu’inquiet pour sa sécurité. “Que la police puisse tout faire arrêter dans l’un des endroits les plus animés d’Amérique, aussi rapidement”, dit le jeune homme, la voix pleine d’admiration.

Les amateurs de boîtes de nuit sur la route du retour sont aussi estomaqués, mais leurs libations nocturnes ne sont pas étrangères à la stupeur. “Ils nous gâchent un putain de bon moment”, accuse Robert Frank, 21 ans, en parlant du ou des auteurs de l’attentat manqué.

Derrière lui, le battement sourd de la musique de boîte de nuit et des grappes d’hommes en noir et de jeunes femmes en mini-jupe. Kulvinder Johal et ses trois amies, toutes de Londres, voulaient rejoindre leur hôtel après être sorties danser mais ont dû faire un grand détour.

Ce n’est qu’en arrivant devant une boîte de nuit qu’elle s’est rendue compte que quelque chose ne collait pas et “un ami a eu un texto de Londres demandant si tout était OK”. “J’en tremble encore, je pensais que ça allait mal à Londres” mais “maintenant je ne reviendrais jamais à New York”, lance la jeune femme de 26 ans. Mais les quatre copines éclatent d’un grand rire quand elles se remettent en route vers leur hôtel.

Une attitude qui ferait plaisir au maire de New York, Michael Bloomberg, qui tout en exhortant les New-yorkais à la vigilance les a aussi encouragé à profiter du beau temps ce dimanche et à vaquer à leurs affaires comme si de rien n’était.

A 07H00 du matin (11H00 GMT), les choses étaient plus ou moins revenues à la normale. Le quartier était réouvert.

 

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