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TIMES SQUARE

Il ne fallait pas chercher, mardi soir, de républicains sur Times Square à New York. La place était investie par les démocrates. En famille, en couple ou seuls, ils sont tous venus fêter la victoire historique de leur candidat Barack Obama. 

« Je suis officiellement américain ! », crie Richard Chenone en voyant le visage de Barack Obama s’afficher sur les écrans de Times Square. Il aura fallu attendre la victoire d’un président métis pour que ce jeune Afro-Américain revendique pleinement son identité américaine. La fierté se lit sur son visage. « Hormis le jour où j’aurais des enfants, c’est le plus beau jour de ma vie ! », s’écrie Sam Cabrera, ému. A ses côtés, une jeune femme craque… Des larmes de joie. Elle n’arrive plus à parler et se contente de prendre ses voisins dans les bras. L’émotion est à son comble. Des cris en cœur, des danses en hommage au nouveau président, des embrassades chaleureuses… la foule est hystérique.

En marge de la foule, quelques Français, silencieux et plutôt admiratifs, sont venus assister à ce moment historique. « Aujourd’hui, avoir un président noir aux Etats-Unis c’est la preuve d’une évolution de la société américaine », explique Christophe Vinolo de Toulon. « C’est une belle leçon, et pas que pour la France, également pour tous les autres pays », ajoute t-il. Plus loin, d’autres français, résidant à New York, partagent leur impression avec les américains euphoriques. « « C’est une grande victoire pour la réconciliation raciale dans ce pays », estime Christelle Ody, une jeune française de 30 ans. Pour son ami Pascal Haumont, « au-delà du symbole, Barack Obama fera un bon président ».

« Je vais prier pour remercier Dieu », affirme Bernadette Kanu, une Française installée à New York depuis quelques mois. « Je vais aller me saoûler et si demain matin je n’arrive pas à me lever pour aller au travail, tant pis ! », admet Daverson Robert, un New-Yorkais de 41 ans. Qu’ils dorment, qu’ils prient ou encore qu’ils boivent, les démocrates de Times Square « feel good » ce soir, comme le chante un passant réincarné en James Brown, le temps d’une nuit.

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