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Tom Boonen contrôlé positif à la cocaïne

Le Belge Tom Boonen, l’une des stars du peloton cycliste et récent vainqueur de Paris-Roubaix, a été contrôlé positif à la cocaïne fin avril, moins de douze mois après un premier faux-pas, mettant ainsi en péril la suite de sa carrière et s’exposant à des poursuites judiciaires. Il pourrait être privé de Tour de France.

Contrôlé le 24 ou 25 avril par la Communauté flamande de Belgique, Tom Boonen, le champion du monde 2005, a été convaincu de consommation de cocaïne, deux semaines après son triomphe à Paris-Roubaix.

Le contrôle ayant été effectué en dehors d’une période de course (12 jours après sa dernière sortie, au GP de l’Escaut), Boonen ne risque en principe pas de sanction sportive, la cocaïne ne faisant pas partie des produits interdits hors compétition. Mais, selon l’avocat du coureur, la justice belge pourrait se montrer moins clémente que lors de son précédent passage devant les tribunaux.

Suite à son premier contrôle positif à la cocaïne (mais aussi à l’ecstasy) en mai 2008, Boonen avait bénéficié « de la suspension du prononcé » à condition de ne pas récidiver dans les trois ans. Les juges belges ne l’avaient pas sanctionné estimant qu’il avait été « suffisamment puni par la médiatisation de l’affaire ».

« Juridiquement, ce nouveau contrôle pose problème car les conditions de la suspension de prononcé ont été mises à mal. Le sursis pourrait tomber. Les conséquences pourraient être désastreuses », a reconnu samedi l’avocat du coureur, Me Luc Deleu.

Une gifle pour Quick Step

Le parquet de Turnhout a procédé vendredi à une perquisition au domicile de Boonen qui a également été entendu. Les résultats de cette perquisition n’ont pas été communiqués. En Belgique, la possession de cocaïne est punissable d’une peine de prison de 3 mois à 5 ans et d’une amende de 1000 à 100000 euros.

« Humainement, le problème est tout aussi énorme. Son image est salie. Il risque de manquer à nouveau le Tour. Je l’ai eu en ligne hier (vendredi) : Tom Boonen est au plus bas, dévasté », a poursuivi l’avocat.

Même s’il n’était pas suspendu par l’Union cycliste internationale (UCI) ou les instances belges, Boonen aura inévitablement à supporter des conséquences sportives. L’an dernier, les organisateurs du Tour de France ne l’avaient pas autorisé à prendre le départ afin de ne pas nuire à l’image de la Grande Boucle. « Cela risque à nouveau d’être le cas cette année », déplorait samedi Me Deleu.

Boonen a déjà été sanctionné par son équipe qui a annoncé samedi l’avoir suspendu « pour toutes les prochaines compétitions » en attendant de prendre d’éventuelles autres dispositions. Le manager général de Quick Step, Patrick Lefevere, s’est dit « profondément déçu » et va évaluer la situation « ce week-end avec les sponsors de l’équipe ».

Il y a un an, Quick Step avait maintenu sa confiance en Boonen estimant à l’époque qu’il s’agissait « d’un événement extra-sportif ». Le coureur avait même obtenu une prolongation de son contrat pour les trois prochaines saisons mais Lefevere avait espéré que « l’affaire serve de leçon ».

Le directeur général de la Fédération belge de cyclisme (LVB), Tom Van Damme, parlait samedi de « gifle » pour Quick Step, estimant que « dans les autres équipes, il aurait déjà été dehors ».

Boonen, 28 ans, maillot vert du Tour de France 2007 et champion du monde en 2005, devait reprendre la compétition au Tour de Catalogne (18-24 mai). Mais, comme l’an dernier, il pourrait faire l’impasse sur les courses préparatoires au Tour avant d’être une nouvelle fois absent des routes de France.

 

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