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Tonia Bern-Campbell fait revivre ses maîtres Piaf, Brel, Chevalier

De New York à Palm Springs, l’entraîneuse ressuscite les légendes de la chanson française : Edith Piaf, Maurice Chevalier et Jacques Brel. La présence sur scène de la pétillante septuagénaire est digne de ses maîtres, qui furent aussi ses amis. Gagnez des places gratuites avec France-Amérique.

La Belge Tonia Bern-Campbell est une présence. Sur scène, elle est à la hauteur des légendes dont elle interprète les chansons. La pétillante septuagénaire vit les textes comme ses maîtres Edith Piaf, Maurice Chevalier et Jacques Brel en leur temps. Elle ponctue son spectacle d’anecdotes sur ces trois monstres sacrés qu’elle a connus. Jacques Brel l’a même fait répéter, afin qu’elle soit au plus près de ce que lui-même cherchait à faire passer.

« J’ai chanté devant lui au casino de Knokke-le-Zoute  (ndlr : le Saint-Tropez belge), qui appartenait au père de mon fiancé de l’époque, Jacques Nellens ». Le Flamand n’a pas été insensible à la voix de Tonia Bern-Campbell interprétant devant lui Ne me quitte pas et Quand on n’a que l’amour. Brel lui a lancé en tendant son numéro : « Téléphonez-moi, je veux travailler avec vous ! » La belle blonde était fière. « Ne soyez pas flattée, je veux vous montrer comment bien chanter ma chanson », a-t-il expliqué. Pendant des heures, Jacques Brel lui a ensuite enseigné ce qu’elle a gardé toute sa carrière : comment vivre les textes des chansons. « Ta voix est belle. Tu t’en fous de ta voix, chante avec tes tripes ! » disait-il durement. « Ton amoureux t’a quitté, c’est terrible, je ne sens pas cela quand tu chantes. »

Quelques années plus tard, dans les années 1950 – elle ne se souvient plus de la date précise -, Henri Salvador la pousse à aller à Paris, où elle chante à La Nouvelle Eve, salle mythique des années 1950. Cette prestation lui ouvrira les portes de Broadway et Los Angeles. Comme Jacques Brel ou Edith Piaf, Tonia Bern-Campbell donne tout sur scène. Les trois quarts de ses chansons sont en français, mais elle prend soin d’expliquer les paroles en anglais, pour le public américain auquel s’adresse aussi « Piaf, Chevalier, Brel and me ». La chanteuse, qui n’a rien perdu de son panache, a le même sourire que Maurice Chevalier, la dramaturgie d’Edith Piaf et l’émotion de Jacques Brel. Elle parle d’eux avec amour et les interprète avec justesse.

Tonton Maurice

Jeune, Tonia Bern-Campbell n’appréciait pas tellement la voix d’Edith Piaf. Elle préférait Jacqueline François et Barbara. Mais son fiancé Jacques Nellens, fan de l’interprète de La Foule, l’a emmené l’écouter à l’Olympia. « J’ai adoré. A partir du moment où on la voyait sur scène, on l’adorait ». Elle en a encore des frissons. Le soir même, elle dîne avec elle dans un bistrot à Montmartre. « Avec Brel, c’était ‘vous’, alors qu’avec Piaf,  c’était ‘tu’, dès la première rencontre ». Dans son spectacle, elle cherche à changer l’image que beaucoup ont de la Môme. « Elle n’était pas du tout tragique ! Elle adorait sa vie, elle adorait les hommes, et était ravie de son succès. C’est ça que je veux montrer ! »

Comme Edith Piaf, Tonia Bern-Campbell, a dû surmonter de nombreuses tragédies. Outre le décès de ses 4 enfants, elle a perdu le grand amour de sa vie. Son mari, l’illustre pilote Donald Campbell, s’est tué au volant du Bluebird K7, un bateau propulsé par un réacteur, en 1967. Tonia Bern-Campbell lui a dédié un livre, My life with a hero, qui décrit leur passion amoureuse, mais aussi leurs rencontres, notamment avec  l’acteur américain Henry Fonda.

Le décès de son mari la pousse dans l’alcool, mais Maurice Chevalier la raisonnera. La mère du chanteur était la cousine de la grand-mère de Tonia Bern-Campbell, qui l’a toujours appelé « tonton Maurice ». Son « tonton », dont elle était « terriblement proche » lui dit alors : « Cesse de boire, tu ferais honte à ton mari », en lui conseillant un agent à Miami. Elle a alors renoué avec son plus bel amant, la chanson, en donnant de nombreux spectacles dans les Caraïbes. Depuis, Tonia Bern-Campbell n’a jamais cessé de combler son public de bonheur.

Tentez votre chance de gagner 2 places de spectacle gratuites par soir à New York en envoyant votre nom, numéro de téléphone et e-mail avant vendredi à 10 a.m. à info@francetoday.com. Les gagnants seront tirés au sort et informés avant vendredi midi.

Informations pratiques :

“Piaf, Chevalier, Brel and me” au Metropolitan Room à New York vendredi 11 et samedi 12 à 19h et dimanche 13 à 16h.

“Piaf, Chevalier, Brel and me” à Palm Springs, CA le dimanche 3 avril au Blame It On Midnight à 20h.

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