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Tony Parker : “Je suis en pleine forme”

Le meneur de l’équipe de France effectue une première partie de saison en boulet de canon. Récemment sélectionné pour le All Star Game, Tony Parker est le leader d’une équipe des San Antonio Spurs à nouveau candidate au titre. Le numéro 9 de la franchise texane revient pour France-Amérique sur ses premières semaines de compétition et nous livre ses objectifs pour les mois à venir.

France-Amérique : Tony Parker, comment vous sentez-vous alors que nous arrivons à mi-saison ?

Tony Parker : Je me sens très bien. J’ai effectué une bonne préparation en passant quelques semaines en France à cause de la grève des joueurs en NBA. Je ne ressens aucun souci physique. L’équipe tourne très bien (ndlr : 23 victoires pour seulement 10 défaites, 4e meilleur bilan de la NBA) malgré quelques blessures, et le groupe travaille très dur pour faire la meilleure saison possible. Tout se passe pour le mieux.

Votre sélection au prochain All Star Game est une sorte de récompense pour votre excellent début d’exercice ?

Je suis très heureux d’avoir été sélectionné pour participer à ce match qui met aux prises les meilleurs joueurs de la ligue (ndlr : qui aura lieu à Orlando ce week-end). J’ai été choisi par les entraîneurs, c’est donc une marque de reconnaissance. C’est une récompense que je dois aussi à mes coéquipiers, car sans eux je n’aurais jamais été choisi. Cela va faire plus de dix saisons de suite qu’un joueur des San Antonio Spurs est présent à cet événement, c’est un honneur de représenter mon club à Orlando.

Au niveau collectif, les San Antonio Spurs effectuent un début de saison de haut vol. Quel est l’objectif de la saison ?

Avec l’effectif que l’on a, on ne peut que prétendre au titre. De toute façon, nous n’avons pas d’autre choix car notre club doit se battre pour le titre chaque année. C’est dans la culture du club. Notre équipe, malgré les blessures de certains cadres comme l’Argentin Manu Ginobili par exemple, joue très bien et enchaîne les victoires. Les jeunes joueurs s’intègrent bien au groupe et rendent beaucoup de services. Notre collectif est bien rodé, je suis confiant pour la suite de la saison.

Avec Tim Duncan (35 ans), Manu Ginobili (33 ans), et Richard Jefferson (33 ans), beaucoup de personnes pensent que votre équipe est trop vieille…

Les années passent mais nous sommes toujours là. Regardez par exemple la saison passée, nous terminons la saison régulière avec le second meilleur bilan de la ligue. Je pense que l’âge avancé de certains de nos joueurs est une chance pour nous. C’est un signe d’expérience, de maturité. Cela fait dix ans que je joue avec Manu et Tim, on se connaît sur le bout des doigts. Après, si certains veulent penser que nous sommes trop vieux, c’est leur avis. Je tiens juste à dire que sur les dix derniers titres de champion NBA, huit ont été remportés par des équipes plus âgées que la moyenne comme Los Angeles, Boston, Dallas et nous-mêmes.

Quelles équipes pourraient empêcher les Spurs de gagner un nouveau titre ?

La concurrence, comme chaque saison, est rude. Dans la conférence Ouest, Oklahoma City sera une équipe difficile à battre. C’est un groupe jeune et très talentueux. Leurs stars Kevin Durant et Russell Westbrook font partie des meilleurs joueurs de la ligue. A l’Est, Miami est au-dessus du lot. Avec leur trio Lebron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, ils peuvent prétendre au titre sans problème. Ils auront à cœur de se racheter après leur défaite en finale l’an passé.

A seulement 29 ans, vous effectuez votre onzième saison NBA. Comment vous sentez-vous après autant d’années au plus haut niveau ?

D’abord, je ne ressens pas le poids des années, ce qui est génial (sourire). Cela me permet de garder mon style de jeu, axé sur la vitesse. Le temps passe tellement vite, je ne me rends pas toujours compte du chemin que j’ai parcouru depuis que je suis arrivé ici en 2001. J’ai eu la chance de gagner trois titres de champions NBA. Je n’échangerais mes trois trophées contre rien au monde (rires). J’ai aussi la chance de jouer, ou d’avoir joué, avec quelques uns des meilleurs joueurs de l’histoire, comme Tim Duncan, Manu Ginobili, Michael Finley, et Robert Horry. C’est aussi un honneur pour moi de pouvoir représenter depuis aussi longtemps une équipe comme les San Antonio Spurs.

Vous êtes également impliqué dans le basket français, en tant que vice-président de l’ASVEL (Villeurbanne). Pouvez-vous nous parler de vos projets pour ce club ?

Nous essayons, mes associés et moi, de faire progresser le club afin qu’il puisse intégrer le gotha européen. Le projet est de faire valoir la formation des jeunes ainsi que de créer une structure sportive solide, en construisant une nouvelle salle. Nous manquons de grandes enceintes sportives en France. Au-delà du palais omnisport de Paris-Bercy, il n’y a pas grand chose. Nous travaillons donc sur un projet de construction d’une enceinte sportive de ce genre dans la banlieue de Lyon.

Vous êtes également à l’affiche d’un dessin animé, BaskUp Tony Parker, dont les droits viennent d’être vendus aux Etats-Unis.

C’est un projet qui me tient à cœur, étant donné que je suis un grand fan de dessins animés. J’ai grandi en regardant Olive et Tom, et je ne vais pas vous cacher qu’au début cela m’a fait bizarre de me voir dans une série animée (sourire). Cette série parle de basket et de diversité culturelle. Les cinq personnages sont tous des amis qui partagent cette passion du ballon orange et qui vivent des aventures autour de ce sport. Je suis très fier de ce projet. La NBA vient d’acheter les droits de diffusion pour l’Amérique du Nord. Une première saison vient d’être diffusée en France, nous commençons à travailler sur la seconde.

Les Jeux Olympiques se profilent à l’horizon. Vous-y pensez déjà ?

C’est dans un coin de ma tête, mais la priorité reste de faire la meilleure saison possible avec mon club. Je reste concentré pour l’instant sur ma saison NBA. Participer aux J.O, c’est un rêve de gosse qui se réalise. Cela fait plus de dix ans que je me bats pour participer à cette épreuve. Nous avons réussi à nous qualifier, à nous de réaliser la meilleure performance possible. Je pense que l’on peut faire de très belles choses à Londres l’été prochain.

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