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Tsonga et Monfils de retour lundi sur le « ring » de Roland Garros

Attention chocs ! Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils reviennent sur le ring lundi à Roland Garros pour des huitièmes de finale incandescents face à Juan Martin Del Potro et Andy Roddick.

Depuis le début de la quinzaine, Tsonga et Monfils sont programmés le même jour et souvent au même moment à la Porte d’Auteuil, où ils suivent leurs exploits par écrans interposés.

Un pas de deux prolongé lundi, avec Tsonga sur le Central et Monfils sur le Suzanne-Lenglen. Pour un nouvel épisode d’une aventure étonnante de deux amis de dix ans qui ont appris leur métier ensemble à l’Insep, où l’une de leur occupation favorite était de savoir qui allait servir aussi fort que Roddick.

Ils ont beaucoup de choses en commun : un physique, un jeu enthousiasmant, des qualités athlétiques exceptionnelles et un sens du spectacle abouti, propre à mettre le feu à Roland Garros où l’on se met à rêver d’un premier succès français depuis Yannick Noah en 1983.

Après une première semaine spectaculaire, ils ont suscité une attente énorme, décuplée par le fait qu’on ne les attendait pas forcément à ce niveau.

Monfils a débarqué sans aucune préparation et avec le genou gauche en vrac. Tsonga est arrivé sans référence sur une surface qui lui convient a priori moins et dans un tournoi où il n’avait joué qu’un match, il y a quatre ans.

Le premier a levé la plupart des doutes concernant son état physique et son manque de compétition. Il est en état de récidive après avoir atteint les demi-finales l’an dernier dans un état de semi-éclopé.

« Une fois que je mets le strap, je ne me considère plus comme un homme blessé », souligne « La Monf », qui se sent « plus fort » qu’il y a un an.

Le deuxième a, comme il l’a toujours soutenu, prouvé qu’il avait un avenir sur terre battue. Il a caché son jeu en axant toute sa préparation sur Roland Garros, travaillant comme un damné, quitte à négliger les autres tournois. « Je ne suis pas un expert-comptable mais là pour faire de grandes choses et remplir le cœur de gens. Ça me donne une envie incroyable », dit-il.

« Frissons »

Ils ont tous les deux un appétit insatiable. Un huitième de finale n’a rien d’un objectif. Ils y seront opposés à deux joueurs mieux classés, deux poids lourds comme eux, pour un combat de boxe qui promet.

À l’affiche, Monfils, le contorsionniste de Paris, contre Roddick, le déménageur du Texas, N°6 mondial. Et Tsonga, le Mohammed Ali du Mans contre Del Potro, la tour (1,98 m) de Tandil, N°5 mondial.

Tout peut arriver : Monfils et Roddick sont à 3-3 dans leurs confrontations directes. Le Français a remporté leurs deux duels sur terre battue, en 2006 à Rome (6-2, 6-3) et en 2007 à Pörtschach (7-5, 6-3). « La terre battue est incontestablement la pire des surfaces pour le rencontrer. Monfils à Paris, ça peut partir dans tous les sens », estime Roddick.

Mais l’Américain est dans la « forme physique de (sa) vie » et a remporté leurs deux derniers duels, sur dur. « Ce sera une superbe revanche, devant mon public », annonce Monfils.

Tsonga n’a encore jamais battu Del Potro en deux rencontres. Lui aussi compte sur la magie de Roland, qui lui « donne des frissons ». « Il joue devant son public, c’est lui le favori », souligne Del Potro. « Il n’y a pas de favori, ce sera un combat de tous les instants », réplique Tsonga.

La clé du match ? « Ce sera moi, dit Tsonga. Lui, il joue toujours le même tennis. Moi, ce sera la surprise. » Avantage pour le Manceau : il se sent comme un poisson dans l’eau sur l’immense Central où Del Potro n’a pas encore joué cette année. « Oui, ce court me plaît. Ils commencent à tous me plaire ici. »

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