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«Un bon consul est quelqu’un qui doit être à l’écoute»

Depuis le 24 août, Christophe Guilhou, 46 ans, est le nouveau consul général de France à Boston. Il nous livre ses premières impressions sur sa circonscription et sur la ville de Boston, et expose ses objectifs de travail pour les quatre prochaines années.

Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste de consul général de France à Boston ?

Mon parcours est fait d’une multitude d’expériences. J’ai d’abord été à la direction des Affaires étrangères en Afrique, aux Nations unies à partir de 1992. J’ai ensuite travaillé auprès des organisations internationales s’occupant des questions de santé, toujours à l’ONU. Deux ans plus tard, je suis devenu numéro deux de l’ambassade de France aux Émirats Arabes Unis, puis en Syrie. Je suis revenu en France en 2002 en tant que conseiller diplomatique du ministre de la Santé (ndlr, Jean-François Mattéï), puis reparti six mois plus tard pour devenir sous-directeur en charge des questions économiques aux Nations unies. En 2005, j’ai été nommé conseiller du ministre des Affaires étrangères, en charge du Moyen-Orient et des Nations unies, d’abord avec Michel Barnier, puis avec Philippe Douste-Blazy. Et depuis trois ans, j’étais représentant permanent adjoint à l’ONU à Genève. Je suivais particulièrement les questions de santé, et d’affaires humanitaires, ce que je connais le mieux.

Vous étiez-vous déjà rendu sur le sol américain avant votre arrivée le 24 août ?

J’étais déjà venu à Washington et à New York il y a trois ans pour l’adoption de la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU mettant fin à la guerre entre Israël et le Liban. Et à titre privé, j’avais déjà voyagé sur la côte Ouest. Je ne m’étais par contre jamais rendu à Boston.

Vous habitez désormais à Boston depuis un peu plus d’un mois, que pensez-vous de cette ville ?

J’adore. Et tous les alentours sont superbes aussi. J’étais ce week-end dans le Vermont, et j’ai trouvé ça superbe. C’est une des plus belles régions des États-Unis.

Quels sont vos objectifs en tant que consul ?

Je vais tout mettre en œuvre pour faire vivre cette communauté. L’usage du français ayant été un peu oublié, je voudrais restimuler son apprentissage, notamment grâce aux classes d’immersion. C’est un des grands sujets, et j’ai senti qu’il y avait un vrai besoin, une forte demande de la communauté française.

Boston, c’est aussi la région des grandes universités avec notamment Harvard. La France a mis en place les bourses YEI pour favoriser la venue d’entrepreneurs américains en France, avez-vous l’intention de promouvoir ce programme ?

Bien sûr. Je vais essayer de mieux faire connaître ces bourses auprès des universités. Il y a énormément de choses à faire autour de la recherche à Boston. Je voudrais aussi poursuivre ce qui a été fait depuis 2000 avec les programmes MIT, qui permettent à des étudiants américains de faire des stages en France. J’aimerais également encourager la venue de professeurs français dans les universités américaines. La France doit montrer qu’elle est présente dans le domaine de la recherche et des hautes technologies.

Qu’est-ce qu’un bon consul selon vous ?

Un bon consul est quelqu’un qui répond aux demandes de la communauté française, qui doit être à l’écoute et être présent sur le terrain. Et qui ne doit pas se limiter à Boston, mais bien travailler avec tous les territoires de sa circonscription. Je vais tout faire pour m’intégrer au tissu de la communauté française, car pour comprendre, il faut connaître.

Infos pratiques

http://www.consulfrance-boston.org/

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