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Un camp de foot à l’accent italien dans le Queens

Dans le Queens à New York, le Juniper Valley Park accueille pour deux jours l’Inter de Milan. Le club italien organise les 23 et 24 août un camp de foot, ouvert aux jeunes de 6 à 16 ans et leurs parents, afin de leur faire découvrir le concept du foot à l’européenne. Rencontre avec Ernesto Paolillo, président d’un club qui a de très bons rapports avec Clairefontaine, le Centre national de foot en région parisienne.

L’Inter de Milan s’installe à New York, les 23 et 24 août. Par le biais de l’Intervillage, sorte de camp de foot nomade qui parcourt le monde à la recherche de jeunes talents de 6 à 16 ans, le club milanais entend exporter les techniques européennes de football aux Etats-Unis. Aux côtés de l’Inter, on retrouve le site web insidesoccer.com, lancé en Grande-Bretagne, qui se veut la référence mondiale en matière de football. Il propose différentes techniques, pratiques et conseils professés par les coachs et joueurs à renommée internationale, sous forme de vidéos-reportages.

Christian Martin, représentant latino-américain d’Inside Soccer insiste sur l’aspect divertissant des camps de foot. « Nous voulons d’une part répertorier les techniques de football du monde entier, pour que chacun, dans n’importe quel pays, à n’importe quelle heure puisse s’en inspirer. D’autre part, avec Intervillage, nous essayons de faire comprendre aux enfants et à leurs parents le concept du football européen, axé sur le jeu, le plaisir, les rencontres». L’Argentin, marié à une Vendéenne est un ex-joueur de rugby des clubs de Brive et Tulle, tombé dans le football « parce qu’en Argentine, les deux sports sont étroitement liés ». Il affirme être en discussion avec l’Olympique Lyonnais (OL), pour une collaboration prochaine.

Pour Ernesto Paolillo, président de l’Inter, la tournée américaine d’Intervillage est une façon de cueillir les fans à la racine. « Quand ils sont petits et qu’ils ont un coup de cœur pour un club, ils y restent fidèles toute leur vie ! » souffle-t-il, mi-sérieux. S’il est bien question d’implanter le savoir footballistique d’Europe aux Etats-Unis, l’Italien qui ne conçoit jamais ses vacances sans un détour sur la Côte d’Azur entend également détecter les talents américains. Et sans doute ouvrir une école de football, plus tard, aux Etats-Unis à l’image de Clairefontaine, l’académie de foot française, avec laquelle il a « de très bons rapports ».

« C’est tout de même incroyable que les Etats-Unis, qui regorgent de très grands athlètes soient aussi pauvres dans le domaine du foot ! » s’exclame-t-il, l’œil brillant. L’internazionale, pour son centenaire, a décidé d’honorer l’essence de son nom. « Nous souhaitons comprendre les différentes approches mondiales du foot, les analyser et les intégrer à notre club » ajoute-t-il. « Par exemple, la France a une pratique de la défense très spécifique, que nous pensons vraiment analyser de plus près » confesse-t-il. Pour finir sur une note légère, après avoir transcendé le concept interplanétaire du ballon socialisant, il lâche, malicieux: « On a des beaux matches en Coupe du monde avec la France!» Tout dépend du côté où l’on se place.

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