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Un chef français mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel à New York

Lundi 19 mars, la plainte d’Alina Borgovan a été rendue publique. Cette serveuse de l’Union League Club met en cause le chef français Jacques Thiebeult dans une affaire de harcèlement sexuel.

Alina Borgovan, 31 ans, a déposé plainte contre l’Union League Club, vendredi 16 mars, auprès de la Cour Suprême de l’Etat de New York. Le club privé incriminé, fondé en 1863, met à la disposition de ses membres des salles de réunions, un restaurant, une cave à vins et 60 chambres. Les chefs d’accusation de la plaignante, d’origine roumaine et résidant dans le Queens, sont multiples : discrimination raciale, harcèlement sexuel, environnement de travail hostile et licenciement abusif. Alina Borgovan demande une compensation financière, une sanction à l’encontre des accusés et le remboursement des frais d’avocats. Jacques Thiebeult, chef cuisinier français à l’ULC, fait partie des personnes incriminées.

Les faits énoncés dans la plainte

Le 9 mai 2010, Alina Borgovan est embauchée comme serveuse au restaurant principal de l’ULC. Elle aide les maîtres d’hôtels à servir le petit-déjeuner et le déjeuner aux membres du club. Dès son arrivée, le chef Jacques Thiebeult aurait insisté pour avoir une relation sexuelle avec elle. Il lui aurait envoyé des messages et aurait fait envoyer des messages par ses collègues lui demandant d’avoir une relation sexuelle avec lui contre de l’argent.

Alina Borgovan aurait alors averti Marco Tomasi, l’un de ses supérieurs, et aurait continué de refuser les avances de Thiebeult. Offusqué, ce dernier l’aurait alors fait changer de service. Le chef se serait ensuite ligué avec deux maîtres d’hôtel, Claude Franques et Jaime Contreras, avec qui il aurait entrepris de surveiller le moindre de ses mouvements.

Le 12 octobre 2011, la plaignante aurait envoyé une lettre à Duncan Burns, directeur général de l’ULC, dans laquelle elle se serait plainte de harcèlement et d’environnement de travail hostile. Le chef Thiebeult aurait réfuté les faits, et le directeur général de l’ULC n’aurait pas donné suite. Peu de temps après, le maître d’hôtel Contreras, toujours selon les dires d’Alina Borgovan, aurait piégé la serveuse dans la cuisine et lui aurait touché la poitrine.

Alina Borgovan se serait à nouveau plaint de harcèlement sexuel auprès de Duncan Burns, l’informant cette fois de la présence de deux témoins lors de la scène. Burns aurait alors refusé d’interroger les témoins présumés et aurait menacé Alina Borgovan de licenciement. Après cette seconde plainte, les actes de harcèlement et de discrimination se seraient intensifiés. La plaignante se serait alors manifestée auprès de trois membres du conseil de direction, dont le président Jennings, qui n’aurait pas non plus donné suite à ses appels.

Autour du 19 décembre 2011, Duncan Burns l’informe de son licenciement, ses collègues Jaime Contreras et Claude Franques se plaignant de ne plus pouvoir travailler avec elle. Selon Alina Borgovan, Duncan Burns et Jacques Thiebeult n’en seraient pas à leurs premières relations avec des employées.

L’ULC, peut-on lire dans la plainte, possède une politique anti-harcèlement stricte qui impose que tout membre responsable de comportement de discrimination ou tentative de harcèlement soit puni par une sanction disciplinaire, voire licencié.

Les deux parties n’ont pas souhaité pour l’instant répondre aux questions de France-Amérique.

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