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Un inventeur français finalise sa voiture volante aux Etats-Unis

Inventeur d’un prototype de voiture volante, le Français Gary Chorostecki va s’installer dans la Silicon Valley afin de développer son ambitieux projet. La conséquence d’une levée de fonds infructueuse en France de près de quatre ans.

“Eléctromagnétisme, programme fantôme, Star Trek“. A écouter Gary Chorostecki, on se dit d’abord qu’il est un rêveur aux idées farfelues exaltées par la lecture de Philip K. Dick. Son projet de voiture volante est pourtant on ne peut plus sérieux. Depuis quatre ans, ce fils d’ingénieur en aéronautique qui vit actuellement dans le Gers développe un adav, un “Aéronef à décollage et atterrissage verticaux”. Un projet co-fondé avec François Buron, designer pour Total et déjà auteur de prototypes de voitures électriques. A ses côtés également, un comité scientifique qui regroupe des anciens ingénieurs de Dassault, Thalès, Zodiac et Aerospace. Depuis la création de son entreprise Mix Aerospace il y a quatre ans, Gary Chorostecki confirme que les sourires moqueurs du début de ses interlocuteurs ont disparu. Mais l’argent n’est pas pour autant arrivé.

Et d’ici un mois, Gary Chorostecki va quitter le Gers pour la Silicon Valley. “Ce projet est colossal. Et en France, on me demande d’être à la fois inventeur, entrepreneur, et millionnaire”. Car après avoir frappé à la porte des régions, des départements, des centres d’innovations, des programmes de recherches, le Français n’a jamais pu lever les fonds nécessaires à son projet et s’est heurté à des lourdeurs administratives décourageantes. “Les lois en France ne facilitent absolument pas l’ingénierie”. Heureusement pour lui, son adav a attiré l’attention de plusieurs fonds d’investissements américains et de partenaires privés aux portefeuilles bien remplis, dont les noms sont tenus secrets pour le moment.

“C’est très frustrant car en France on ne se projette pas et on ne prend aucun risque financier. Alors qu’il est évident aujourd’hui que les adav sont des véhicules, certes futuristes, mais qui deviendront banals dans les décennies à venir. Que ce soit moi, google ou une autre société qui développent ces prototypes, des entreprises vont utiliser des adav dans le futur proche”, affirme Gary Chorostecki. Sa voiture volante, la Skylys, a déjà plusieurs clients potentiels : des entreprises dans l’aéronautique militaire, la sécurité civile, l’humanitaire et le luxe. “Nous sommes capables de dire de façon assez précise où iront les 150 premiers Skylys”.

Cinq ans pour commercialiser ses voitures volantes

Son parcours chaotique en France est-il emblématique de la fuite des cerveaux français aux Etats-Unis ? Oui, à en croire l’importante couverture médiatique en France, de Sud-Ouest à France 2, autour de Gary Chorostecki, symbole de l’expatriation des talents français, fautes d’aides. L’histoire de Gary Chorostecki rappelle celle d’un autre Français, Laurent Villerouge, contraint de s’installer il y a quelques mois aux Etats-Unis pour développer son concept de trottoir électrique générant de l’énergie. “La frilosité est insensée en France. Tout le monde est intéressé mais personne ne veut mettre de l’argent”, regrette celui qui est aujourd’hui à New York après avoir reçu une dotation de 150 000 dollars de l’Etat de New York pour développer son concept.

Gary Chorostecki va lui s’installer dans la Silicon Valley, à la demande d’un de ses investisseurs, déjà présent dans cette région. “Nous aurons deux employés dans la Silicon Valley dès le mois de mai, en attendant de recevoir nos premiers fonds, probablement en septembre”. D’ici là, sur les conseils de ses investisseurs, Gary Chorostecki a lancé une campagne de financement participative, “pour faire connaître le projet aux Etats-Unis et être crédible, plutôt que pour récolter des fonds”, assure-t-il.

Malgré la frustration née de son expérience d’entrepreneur en France, Gary Chorostecki garde l’envie d’implanter une filiale sur le territoire français, en Aquitaine ou en Midi-Pyrénées, là où l’aéronautique tient une place importante et où les ingénieurs sont très qualifiés. Le Français espère créer son premier prototype d’ici quatre ans et le commercialiser dans cinq ans, avec comme objectif un chiffre d’affaires de 198 millions d’euros dès la première année de mise sur le marché grâce à la vente de 150 unités. Hollywood n’a qu’à bien se tenir, les voitures volantes ne feront bientôt plus rêver.

  • Bravo et bonne chance à vous.
    Personne n’est prophète en son pays

    Me concernant, j’ai déposé un brevet concernant un super clavier à joysticks de type universel pour la protection optimale des comptes bancaires et autres secteurs (militaire et protection des biens et je viens de terminer un projet d’un nouveau concept de vélo de type universel plus performant qui pourrait connaître un succès planétaire mais ici en France et en Europe, si vous n’avez pas d’argent, vous n’aurez aucune chance mais si vous réussissez, on sonnera à votre porte pour pouvoir mieux vous exploiter. etc…
    Je pense à la lecture de votre article que vous connaissez toutcelà .

    L’illumination est perceptible à partir du moment où vous prenez conscience que vous avez dépassé la notion du rêve et que vous êtes arrivé dans le monde de la réalité.

    Bonne chance encore pour votre nouvelle vie et vos projets futures..

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