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Un New York Jewish Film Festival francophile

Le cinéma français est à l’honneur à l’occasion de la 23e édition du New York Jewish Film Festival organisé par le Jewish Museum et la Film Society of Lincoln Center du 8 au 23 janvier.

Depuis sa création le festival propose un tour d’horizon artistique de l’identité juive dans le monde. Quarante-neuf films de dix pays différents sont présentés cette année, dont The Congress d’Ari Folman, remarqué lors du dernier festival de Cannes. Le festival ne se cantonne pas aux salles obscures et propose aussi des conférences, une master class du réalisateur israélien Amos Gitai, une exposition des affiches du légendaire designer Saul Bass (qui a longtemps travaillé avec Hitchcock) et un programme spécial pour les 30 ans de la sortie de « Paris,Texas » de Wim Wenders. 

Le premier film d’Anne Weil et de Philippe Kotlarski, Les Interdits (Friends from France), a été choisi comme film d’ouverture. Il raconte le voyage de Carole (Stéphanie Sokolinski) et Jérôme (Jérémie Lippmann) à Odessa en 1979, qui se font passer pour des touristes. Ils sont en réalité envoyés par une association israëlienne à la rencontre de refuseniks, ces russes juifs persécutés par le régime soviétique. Cette intrigue passionante mêle assez habilement l’histoire peu connue de cette population et la perte progressive des illusions de ce couple de Français. La dernière partie du film, non nécessaire, déçoit beaucoup.

Le documentaire Un voyageur (Ain’t Misbehavin’) de Marcel Ophüls sera présenté en avant-première américaine. Il retrace le voyage personnel et cinématographique du réalisateur des deux côtés de l’Atlantique. 

Egalement à l’affiche, le dernier film d’Amos Gitai, coproduit par la France ; un pays où le réalisateur à l’habitude de travailler. Ana Arabia, filmé en un seul plan séquence, s’intéresse à une communauté de la banlieue de Jaffa où juifs et arabes composent la même famille. Au-delà de la prouesse technique, les conversations apaisées permettent d’aller au delà des clichés politiques et identitaires associés au Proche Orient. 

On pourra aussi voir pour sa première diffusion aux Etats-Unis le film de Diane Kurys, Pour une femme, avec Sylvie Testud, Clément Sibony et Benoît Magimel. Le film raconte le parcours d’un écrivain, Anne, à la recherche de son passé familiale après la Seconde Guerre mondiale. 

Le Métis de Dieu (The Jewish Cardinal) d’Ilan Duran Cohen dresse le portrait du cardinal de Paris Jean-Marie Lustiger, fils d’immigrants juifs polonais, interprété par Laurent Lucas. Le cardinal Lustiger s’est efforcé de rapprocher les communautés juives et catholiques de France après l’installation d’un couvent de carmélites polonaises à Auschwitz. 

Enfin, Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain et Richard Berry sont réunis dans Rue Mandar (Where we grew up), d’Idit Cébula. Trois frères et sœurs se réunissent à l’occasion des funérailles de leur mère, déclenchant des débats passionnés sur l’avenir de leur maison d’enfance. 

Renseignements, horaires des séances et réservations sur le site du NYJFF

WALTER READE THEATER
165 W 65th St
New York, NY 10023

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