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Un nouveau téléphérique français pour New York

Poma, société iséroise de remontées mécaniques, a été choisie pour rénover le téléphérique new-yorkais qui relie, au-dessus de l’East River, Manhattan à Roosevelt Island depuis 1976. Séduit par le projet et le savoir-faire français du leader mondial de transport par câble, l’État de New York a donné son autorisation pour débuter le chantier qui devrait être achevé à l’automne 2010.

Chaque année, 2 millions de personnes prennent le téléphérique qui relie Manhattan à Roosevelt Island. La ville de New York n’a aucunement l’intention d’abandonner cette institution créée en 1976 et a demandé sa rénovation. Et c’est Poma, le géant français des remontées mécaniques, qui a été désigné pour assurer ce chantier entamé début mars 2010. « C’est un moyen de transport moins rapide mais beaucoup plus agréable, explique Jean-Paul Huard, directeur des opérations de Poma. C’est pour cela que les gens veulent le conserver. Le métro qui relie les deux îles (ndlr, creusé plus tard, dans les années 80) et qui passe sous l’East River est beaucoup plus profond et oblige donc les gens à emprunter plusieurs escaliers roulants avant d’y accéder. Avec son attrait touristique et le charme de la vue qu’il propose également, ce téléphérique a déjà largement rempli sa mission. »

Le projet de Poma est simple : proposer deux cabines indépendantes qui remplaceront celles qui étaient jusqu’ici reliées par un même câble. Il s’agit d’accroître la sécurité et la fréquence des navettes. « En premier lieu, nous avons conçu l’aménagement du sauvetage en cas de dysfonctionnement, explique Jean-Paul Huard. Si une cabine a un quelconque problème, il suffira de la faire glisser jusqu’à l’une des extrémités et la circulation de l’autre ne sera pas interrompue. Cela accroît le débit et le temps de cycle. Ensuite, en raison de la présence du vent à New York et l’éventualité d’un fort balancement, nous avons prévu de poser les cabines sur deux câbles très écartés, de manière à assurer la meilleure stabilité possible. C’est du cousu main ! » La vitesse du téléphérique rénové sera également augmentée de 5 mètres/seconde à 8 m/s.

À cela, s’ajouteront des équipements et prestations de pointe. Les cabines bénéficieront de systèmes de ventilation et de chauffage, de vitres anti-UV et insonorisées. De quoi rendre le voyage des passagers plus agréable lors des hivers froids ou des étés caniculaires qui sévissent dans la métropole américaine. Cette rénovation a un coût : 17 millions de dollars. « C’est un chantier conséquent, explique Jean-Paul Huard, mais cette réalisation a d’abord une valeur de vitrine pour Poma. Nous voulons démontrer que ce type d’appareil a sa place, même au milieu des buildings. » Et si l’État de New York a choisi le constructeur français, c’est pour son savoir-faire forgé depuis 30 ans dans les environnements délicats mais également en milieu urbain. « Vous ne vous en doutez pas, mais tous les jours des millions de passagers utilisent Poma sans le savoir, rappelle M. Huard. Ils montent dans les navettes des aéroports de Detroit, Cincinatti, Tokyo ou encore Zurich, qui ont été conçues en Isère. »

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