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Un p’tit coin d’Auvergne

Des collines verdoyantes que l’on gravit, des vallées que l’on dévale, des saintes vierges perchées sur les monts, des petites églises romanes au détour de chaque village, des couchers de soleil à observer dans le silence… interrompu par le tintement des cloches au cou des vaches…. Pour découvrir cela, il faut alors s’éloigner doucement des villes comme Clermont-Ferrand, traversée pour y juger de la beauté de la basilique de Notre-Damedu-Port et de la cathédrale de l’Assomption, ou après une matinée ludique à Vulcania, parc à thème sur les volcans.

 

À 35 kilomètres au sud de la capitale auvergnate, à partir d’Issoire, commence un joli circuit qui débute par la visite quasi obligatoire de l’abbatiale Saint-Austremoine, la plus grande des églises majeures de basse Auvergne, construite par les moines bénédictins au XIIe siècle. Dans la crypte, une très belle châsse en émaux de Limoges renferme les reliques de Saint-Austremoine. Sur la place centrale du village, en profiter pour faire son marché du samedi matin.

L’été, la ville se transforme en centre de culture romane.

 

Au sud d’Issoire, se visite le château de Parentignat surnommé dans la région « le petit Versailles auvergnat ». Appartenant toujours à la même famille, le château est richement décoré de mobilier Régence et Louis XV. Il faut ensuite prendre la route de la Varenne-sur-Usson, au loin on y aperçoit la commune d’Usson, petit village classé, perché en hauteur, dans lequel Marguerite de Valois, la reine Margot, femme d’Henri IV, fut internée pendant 19 ans… Au pied de la vierge, on domine toute la vallée en respirant l’air pur. À deux sauts de cabri, les villages de Montperoux, petit village médiéval tout en pierres, ainsi que Saint-Nectaire et son église, joyau de l’art roman.

 

Pour un pique-nique improvisé fait de pain aux noix et de Saint-Nectaire fermier – et d’une gorgée de Saint Pourçain – il y aura toujours sur votre route un banc de pierre recouvert de mousse, et un joli calvaire pas loin. Rien ne vous empêche alors de vous y installer et d’observer béatement le paysage. Au détour d’un col, on y croise les pèlerins de St Jacques de Compostelle parcourant le chemin, à pied et bâton à la main, et qui ne manquent jamais de se recueillir devant la Vierge noire. Car il est impossible de sillonner l’Auvergne sans faire une halte au Puy-en-Velay, fief catholique. Le patrimoine architectural et religieux de la vieille ville est impressionnant de même que ses rochers, ses randonneurs… Perchée au sommet d’un piton rocheux, la chapelle Saint-Michel est accessible grâce à ses 268 marches…

 

Autre vision d’épinal, celle des ruines du château de Polignac, lui aussi accroché à un piton rocheux. Si vous êtes amateurs de brocantes et vide-greniers, chaque petit village ayant le sien, ce sont autant de trésors à rapporter, de la cafetière émaillée à la boîte à furet… Dans le Cantal frontalier, une fois gravi les cols en lacets, il ne faut pas manquer Salers, la plus jolie ville du département – qui est aussi une viande très goûteuse –, sa forteresse vous y attend. En redescendant la vallée, avec un peu de chance, vous ferez une pause dans un buron, ces refuges à demi enterrés recouverts de mottes de gazon, et qui servaient à abriter les garçons vachers. Enfin pour fêter dignement le bicentenaire de La Fayette, le crochet par Chavaignac-Lafayette s’impose. À 720 mètres d’altitude, le village s’adosse à de belles collines boisées, et son château natal est plus que jamais présent. Au coeur d’un parc grandiose, on y visite sa chambre natale, la galerie des philosophes… Dans ces lieux qui furent les siens, vous pourrez alors faire vôtre, la maxime du colonel américain Charles E. Stanton, venu se recueillir sur sa tombe : La Fayette nous voilà !

 

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