Subscribe

Un rapport détaille l’origine des techniques d’interrogatoire sous George W.Bush

Un rapport de la commission des Services armés du Sénat américain, publié mardi, a détaillé l’origine des techniques d’interrogatoire issues de l’armée et utilisées dans la lutte antiterroriste sous la présidence de George W. Bush.

Le document explique, un peu plus que son résumé publié en décembre, la mise en place des techniques utilisées par la CIA au centre de détention de Guantanamo. Ces dernières ont été concoctées par des militaires et appliquées dans les prisons afghanes, à Guantanamo, puis en Irak.

Parmi ces méthodes se trouvent notamment la gifle, la nudité des détenus, ou les positions de stress. Le rapport souligne également l’influence du secrétaire à la Défense d’alors, Donald Rumsfeld, sur l’utilisation de ces techniques. Le document établit, témoignages à l’appui, que M. Rumsfeld a approuvé l’utilisation de ces méthodes poussées.

“A mon sens, le rapport représente une condamnation à la fois des techniques d’interrogatoire de l’administration Bush et des hauts responsables qui ont tenté de faire porter le chapeau des abus – tels que ceux observés à Abou Ghraib, Guantanamo et en Afghanistan – à des soldats subalternes”, écrit M. Levin mardi dans un communiqué accompagnant la publication du rapport.

Le rapport met en lumière les techniques utilisées par l’armée américaine pour entraîner ses soldats à résister à d’éventuels interrogatoires ennemis en les soumettant à des brimades (SERE). En janvier 2003, les spécialistes de ces techniques au sein de la Marine (US Navy SERE), se sont rendu à Guantanamo pour y entraîner les interrogateurs, selon le rapport.

Après l’Afghanistan et Guantanamo, les mêmes techniques d’interrogatoires ont été utilisées en Irak. Le rapport, jusqu’à ce jour classé, avait été approuvé par la commission sénatoriale en novembre 2008.

Sa publication fait suite à celle jeudi dernier par l’administration Obama de notes internes qui fournissaient à la CIA – avec de nombreux détails – l’argumentaire juridique pour infliger aux terroristes présumés des traitements censés les faire parler, comme la simulation de noyade.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related