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Un satellite de la Nasa s’abîme dans le Pacifique peu après son lancement

Un satellite de la Nasa destiné à étudier le climat terrestre s’est abîmé vendredi dans le Pacifique peu après son lancement, un échec à 424 millions de dollars pour l’Agence spatiale américaine.

Le satellite s’est révélé trop lourd pour atteindre l’altitude d’orbite et est retombé dans le Pacifique peu après son lancement, vendredi à 10H09 GMT, par la fusée Taurus-XL. “Nous sommes tous plutôt abattus”, a déclaré à la presse Ron Grabe, vice-président du constructeur de la fusée et du satellite, Orbital Sciences.

Réunis devant la presse quelques heures après l’échec, les responsables de la Nasa et du constructeur n’avaient à ce stade aucune explication. “Nous n’avons enregistré aucune anomalie” avant le lancement, a indiqué, perplexe, le directeur des lancements de la Nasa, Omar Baez. Le satellite s’est bien séparé de la fusée, mais le carénage de protection en forme de cône qui recouvrait le satellite ne s’est pas détaché complètement, l’alourdissant et provoquant sa retombée dans l’atmosphère.

“Nous n’avons pas vu l’indicateur de la séparation du profilage”, un terme aéronautique qui désigne la coque, a expliqué Omar Baez. “Nous n’avons pas réussi à atteindre l’orbite et tout semble indiquer que le satellite et la fusée se trouvent quelque part dans le sud de l’océan Pacifique”. La Nasa va mettre en place une commission d’enquête pour déterminer les causes de l’incident. Le tir avait déjà été reporté à deux reprises depuis la date initiale du 23 février, après un problème sur une console de contrôle au sol de la fusée.

Pour la société Orbital Sciences, c’est le deuxième échec en deux ans d’un lancement de satellite climatique. En février 2009, un satellite devant permettre de mesurer les émissions de dioxyde de carbone (CO2) avait fini sa course dans l’océan, près de l’Antarctique. Là encore, la coque protectrice était restée collée au satellite, provoquant sa chute. Mais, si peu de temps après l’accident, le fabricant a refusé de tracer un parallèle. “Il n’y a pas encore assez de données disponibles pour aller plus loin que de dire que le carénage ne s’est pas déployé”, a déclaré le directeur général adjoint d’Orbital, Rick Straka.

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