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Un soldat français tué et un second blessé en Afghanistan

Un sous-officier français a trouvé la mort mardi en Afghanistan, au moment où Paris est engagé dans un retrait total de ses troupes de ce pays où 88 de ses soldats ont été tués depuis le début de l’intervention armée, il y a plus de 10 ans.

Le soldat blessé est “hors de danger”, a précisé dans un communiqué la présidence française, qui rappelle que le retrait des “forces combattantes” françaises d’Afghanistan “a commencé et sera achevé, comme prévu, à la fin de cette année”. Ce nouvel incident est survenu dans une province dont la responsabilité a été officiellement transférée début juillet aux autorités afghanes mais où les Français sont toujours présents.

Dans un communiqué, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a précisé que le militaire décédé est l’adjudant-chef Franck Bouzet, du 13ème bataillon de chasseurs alpin de Chambéry. L’infirmier Olivier de Vergnette de Lamotte, du Service de santé des armées, a été “gravement blessé” au cours de l’opération. Le président François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ont exprimé en des termes similaires leur “vive émotion” après ce décès qui porte à 88 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis fin 2001.

Depuis le début de l’année, dix soldats français ont perdu la vie en Afghanistan, dont quatre le 9 juin, dans un attentat suicide revendiqué par les talibans en Kapisa, province infiltrée par l’insurrection. Le soldat tué mardi “faisait partie d’une équipe d’assistance qui conseille les unités afghanes”, a précisé l’Elysée, soulignant que “ce tragique événement affecte à nouveau nos troupes engagées dans la défense de la transition démocratique en Afghanistan”.

Une dizaine de rebelles tués

“Je salue le courage et le dévouement des troupes françaises en Afghanistan, qui oeuvrent tous les jours pour la paix et la stabilité dans ce pays”, a poursuivi François Hollande, adressant ses “sincères condoléances” à la famille du soldat tué et souhaitant un “rapide rétablissement” au blessé. Selon l’état-major des armées, l’incident s’est produit vers 6H00 locales, au cours d’une opération de sécurisation à proximité du pont du village de Tagab. Un détachement d’environ 130 militaires français a été pris à partie “par des tirs d’infanterie et de roquettes” d’un groupe d’une vingtaine d’insurgés.

Deux militaires français blessés lors de l’accrochage ont été pris en charge sur place par une équipe médicale avant d’être évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de la force internationale sur l’aéroport de Kaboul. Mais l’un des deux blessés a succombé à ses blessures avant d’arriver à Kaboul, a-t-on précisé de même source.

Selon le porte-parole de l’état-major des armées, le commandant Bertrand Bonneau, une dizaine de rebelles afghans ont été tués au cours de l’échange de tirs qui a suivi l’attaque des insurgés. Un soldat de l’armée nationale afghane a également été blessé au cours de l’opération. Cet incident survient alors que deux attentats distincts, dont l’un visant une base de l’Otan et revendiqué par les talibans, ont tué 8 civils et blessé une quinzaine de personnes dont des soldats de l’Otan mardi près de Kaboul, selon la police afghane.

La France compte anticiper le retrait de ses forces “combattantes” d’Afghanistan, soit 2.000 hommes, selon un calendrier arrêté par François Hollande. Près de 4 000 soldats français étaient présents dans ce pays mi-2011. Ils ne devraient plus être que 1.400 fin décembre 2012, deux ans avant le départ prévu des dernières troupes de la force internationale de l’Otan (Isaf). Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer en 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l’armée et de la police afghanes. En dehors de 500 formateurs qui seront maintenus sur place, le retrait militaire français sera en principe achevé à la fin 2013.

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