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Une délégation française à New York pour une semaine d’étude sur la ville durable

Le Center for Architecture de New York a accueilli le 30 novembre la dernière étape du voyage d’étude d’une délégation française sur le thème de la ville durable.

Co-organisée par la French American Foundation et le Ministère de la Culture et de la Communication, la discussion a permis aux intervenants de mettre en parallèle leurs expériences et leurs ressentis. Marie-Hélène Contal, vice-présidente de l’Institut d’architecture, Catherine Cullen, adjointe au maire de Lille en charge de la Culture, Nicholas Taylor, architecte, Sophie Landrin, journaliste au journal Le Monde, spécialiste du développement durable et Jean-Baptiste Cuzin, directeur du bureau des affaires internationales au ministère de la Culture, comptaient parmi la délégation et ont pu partager leurs impressions.

Mme Contal a loué la vision à la fois globale et très locale des questions urbaines. La capacité new-yorkaise à lier les enjeux environnementaux à l’impératif de justice sociale l’a particulièrement marqué. Ce n’est pas forcément le cas en France, qui se focalise sur une approche ou environnementaliste ou purement urbaine, sans constamment inclure la notion d’équité dans la réflexion.

Catherine Cullen, en prenant l’exemple de la ville de Lille, a expliqué à l’auditoire américain la place importante accordée à la culture en France dans le redéploiement urbain. Au cours de la semaine, elle a pu observer des manières très différentes de travailler sur ces questions à New York, même si les préoccupations concernant le développement durable sont les mêmes des deux côtés de l’Atlantique. Devant la myriade de financements, elle a insisté sur la place que prennent dans le processus décisionnel les associations à but non lucratif. En France, la volonté politique des municipalités s’affirme plus fortement. Dans la Grosse Pomme, les projets sont directement reliés à la communauté et non imposés par le haut. Le système new-yorkais est “moins monolithique, plus pluriel et foisonnant ” que celui français. Mme Cullen s’est particulièrement intéressée aux projets culturels en train de se mettre en place à Governors Island, dont la réouverture est prévue pour 2013.

Elle note aussi des différences au niveau de la place de la culture dans les politiques de développement urbain. Le domaine privé intervient avec beaucoup plus d’intensité en Amérique. Avec le risque d’une trop grande autonomie des projets, qui ne s’inscriraient pas toujours dans une réflexion globale. Selon l’élue, la France est plus ouverte dans le domaine culturel et elle favorise la collaboration entre différentes structures (musés, opéras, associations, écoles) de façon plus poussée. L’hexagone est par contre en retard en ce qui concerne l’accès aux bibliothèques et leur répartition, comparé à New York.

Au lendemain du passage de l’ouragan Sandy, les panélistes se sont évidemment attardés sur les risques climatiques et les difficultés spécifiques à New York afin d’éviter les inondations.

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