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Une jeune Marocaine retrouve en France sa soeur jumelle deux ans après son expulsion

Une jeune Marocaine expulsée en 2007 alors qu’elle vivait avec sa soeur jumelle et son père dans un village des Bouches-du-Rhône a pu revenir en France vendredi et retrouver sa famille.

“Je suis vraiment heureuse, je n’arrive pas à le croire: c’était mon rêve de rentrer en France auprès de ma famille et de reprendre ma vie. Je me sens chez moi”, a dit à l’AFP Samira Bobouch, 25 ans.

Son embarquement forcé à Sète le 5 décembre 2007 pour Tanger après une première tentative d’expulsion par l’aéroport de Marignane avait suscité beaucoup d’émotion à Marseille et la mobilisation des associations de défense des sans-papiers comme la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et RESF.

Ce retour met “un terme à deux ans de souffrances” et d'”exil dans un pays qu’elle ne connaissait plus”, sans travail et sans ressources, a souligné la LDH.

Samira, dont la famille est installée à Velaux près d’Aix-en-Provence, a obtenu mardi un visa de long séjour, a expliqué à l’AFP Jean-Claure Aparicio de la LDH des Bouches-du-Rhône qui a eu “de longues discussions” avec la préfecture et le consulat général de Fès au Maroc.

“Je me félicite de l’attention que la préfecture et le consulat ont porté au cas de Samira”, a-t-il ajouté, espérant que la jeune fille obtienne dorénavant une véritable régularisation.

Samira, qui travaillait dans une association d’aide aux enfants autistes avant son expulsion, était entrée légalement en France pour y étudier avec sa soeur jumelle alors qu’elles avaient moins de seize ans. Toutes deux habitaient chez leur père, ouvrier agricole légalement installé en France depuis 1973.

Mais elles étaient devenues sans-papiers à leur majorité. Samira avait été arrêtée lors d’un contrôle routier. De son côté, sa soeur jumelle vient d’obtenir après de longues démarches l’assurance de sa régularisation.

Ce cas est similaire à ceux de Salima à Clermont-Ferrand et de Najlaé dans le Centre qui ont aussi obtenu de pouvoir revenir en France après une expulsion, rappelle la LDH.

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