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Une lettre de Descartes renvoyée en France par une université de Pennsylvanie

Une lettre importante du philosophe français René Descartes, retrouvée dans le fonds de la bibliothèque du Haverford College, aux Etats-Unis, va être restituée à la bibliothèque de l’Institut de France, a annoncé mardi l’Institut dans un communiqué.

Manuscrit de quatre pages, cette lettre de Descartes au Père Marin Mersenne, écrite en 1641 et dont l’authenticité est incontestable, éclaire l’histoire de la publication des Méditations métaphysiques, oeuvre majeure du philosophe français (1596-1650), souligne l’Institut.

Disparue depuis près de deux siècles, elle a été retrouvée dans le fonds de manuscrits de la bibliothèque de cette université américaine, en Pennsylvanie (nord-est), grâce aux travaux menés par deux chercheurs néerlandais.

Ce manuscrit appartient aux 280 lettres recensées aujourd’hui et dont la dernière découverte remonte à 2002.

Ayant appris que cette lettre avait été soustraite aux archives de l’Institut de France au XIXe siècle, le Haverford College, qui l’avait reçue en don d’un collectionneur américain en 1902, a proposé de la restituer à l’Institut de France.

Pour marquer cet événement et remercier l’université pour son geste généreux, une cérémonie aura lieu le 8 juin dans la bibliothèque de l’Institut au cours de laquelle Gabriel de Broglie, président la Fondation del Duca de l’Institut de France, remettra au président du Haverford College, Stephen G. Emerson, un prix de 15.000 euros afin de contribuer aux actions de promotion de la langue française de cette université.

La lettre retrouvée est datée du 27 mai 1641, quatre ans après la publication du Discours de la Méthode. Elle fut écrite et expédiée depuis le château d’Endegeest, près de Leyde en Hollande. Son destinataire, le Père Mersenne, était, comme Descartes, mathématicien et philosophe, et se trouvait au centre d’un réseau de savants de nombreux pays.

La lettre concerne en grande partie la publication des Méditations métaphysiques dont Mersenne s’occupait à Paris. Du point de vue historique, la nouveauté la plus intéressante se trouve à la fin de la lettre quand Descartes demande à Mersenne de supprimer trois textes des Méditations.

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