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Une sieste érotique pour la Saint Valentin

David Lebée met le « 5 à 7 » à la portée de toutes les bourses, en toute discrétion. Son site met en relation clients et hôteliers en France, en Belgique, au Luxembourg, en Angleterre et d’ici la fin du mois, à New York.

« Tac Tac », « Quicky », ou plus communément « 5 à 7 », l’utilisation de chambres d’hôtel pour quelques heures en journée a de nombreux petits noms évocateurs. Avec le site Dayuse-hotels, David Lebée impose le terme de « day use ». Le service français s’exporte à New York à la fin du mois. Il met en relation clients et hôteliers en toute discrétion. L’ancien dirigeant de l’Hôtel Amour à Pigalle a pu constater avant de lancer son site fin 2010 qu’ « il y a beaucoup de demandes en journée, mais les gens sont très gênés de poser la question ». Avec son service en ligne, on choisit un hôtel – Hôtel Mave et Hôtel Verite à New York par exemple – on donne un nom ou un surnom « serial lover » ou « Saint Valentin » font l’affaire, on reçoit un numéro de réservation, et la sieste piquante est dans la poche.

« Notre clientèle est constituée pour la moitié d’infidèles, pour le tiers de personnes qui veulent pimenter leur quotidien et le reste sont des hommes d’affaires qui veulent se laver ou faire une petite sieste », explique David Lebée qui effectue entre 1 500 et 2 000 réservations par mois en France. Si dans l’Hexagone, Dayuse-hotels a un partenariat avec Gleeden, le Meetic des infidèles, la communication sera « moins axée sur les infidèles aux Etats-Unis ». « Ce n’est pas à nous de décider qui va utiliser nos chambres d’hôtels, précise David Lebée. Et au pays du puritanisme, on préfère vanter le nouveau mode de consommation de la chambre d’hôtel ».

Les hôtels qui font partie du bouquet disposent de 15 à 80 chambres, et ont « une véritable identité, un caractère romantique, une décoration soignée, et surtout un personnel briefé, très discret » : pas question d’arriver dans un hall avec un mur de quinze réceptionnistes. C’est par discrétion également que le site ne prélève pas d’argent sur le compte : les chambres sont payées en cash lors de l’arrivée, pour ne laisser aucune trace. L’autre avantage est de mettre le « 5 à 7 » à la portée de toutes les bourses : David Lebée et son équipe de dix personnes a négocié des réductions à 50 à 70 % de moins que le tarif à la nuit.

Avant ce service en ligne, les clients n’osaient parfois pas dire qu’ils n’occuperaient la chambre que quelques heures, et payaient pour une nuit. Quand le client demandait, « les hôteliers faisaient un prix à la tête du client, et se mettaient le billet directement dans la poche » a remarqué David Lebée. Le seul modèle un peu similaire, sont les love hôtels d’Amérique du sud et d’Asie, qui donnent dans le porno chic. Mais l’équipe de Dayuse-hotels insiste : « nos locations n’ont pas forcément de caractère sexuel : nous utilisons des hôtels déjà existants, que l’on rend  plus attractifs au travers d’une location pour quelques heures. » Et après New York, le service devrait être étendu à Miami, Los Angeles, Berlin, Madrid, Milan, Rome, Munich, Saint Petersburg et Moscou.

Pour plus d’informations :

http://www.dayuse-hotels.com/fr/

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