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US Open

Amélie Mauresmo a mis fin au rêve américain de Julie Coin, cette inconnue qui a fait tomber la N.1 mondiale, en se qualifiant pour les 8e de finale de l’US Open, 6-4, 6-4 sans avoir été réellement mise en danger par la 188e mondiale, désormais sortie de l’anonymat.

Mauresmo, qui a rejoint Marion Bartoli en 8e de finale, vogue désormais vers l’Italienne Flavia Penetta (N.16) ou la Russe Nadia Petrova (N.19).

L’aventure continue aussi pour Gaël Monfils (N.32), probant vainqueur de l’Argentin David Nalbandian (N.7) en trois sets (6-3, 6-4, 6-2) et un peu plus de deux heures. Son prochain client sera américain: James Blake (N.9) ou Mardy Fish.

Coin, surprenante tombeuse de la Serbe Ana Ivanovic au deuxième tour, obscure habituée du circuit secondaire féminin depuis 2005 et issue des qualifications, n’est pas parvenue à prolonger l’aventure new-yorkaise, victime de ses trop nombreuses fautes directes (31) dans un match de moyenne qualité.

Avec seulement 44% de premier service, elle n’a en outre pas pu s’appuyer pleinement sur son service, son arme principale, pour prétendre s’imposer face à sa compatriote, originaire comme elle de Picardie, plus propre dans le jeu.

“Je suis déçue d’avoir mal servi, ça a été la clé, a souligné Coin. Amélie a le tennis qu’il faut pour battre mon jeu à plat, avec beaucoup de variété, elle tricote bien la balle. De mon côté, je me suis trop précipitée, je n’ai pas l’habitude d’attendre que l’autre fasse la faute.”

“J’avais les jambes lourdes, je n’étais peut-être pas aussi bien physiquement que contre Ivanovic, a-t-elle ajouté. C’est dommage parce que je perds 6-4, 6-4 avec moins de 50% de premier service, ça veut dire qu’il y avait la place pour y arriver…”

Coin s’est rapidement fait breaker dans le premier set avant d’avoir trois chances d’effacer ce retard à 4-5 et 0-40. Trois chances gâchées qui l’ont conduite à la perte de cinq points consécutifs, du jeu et donc du set.

Un véritable coup de massue pour une Coin qui a connu de gros soucis pour régler la mire en retour de service.

L’Amiénoise de 25 ans a ensuite fait le break dès le début du deuxième set mais elle n’a pas été capable de capitaliser dessus, puisque débreakée dès le jeu suivant…

Incapable de faire durer des échanges pour forcer Mauresmo à la faute, Coin perdait même son jeu de service suivant. C’en était dès lors terminé, même si Mauresmo a eu besoin de trois balles de match pour plier l’affaire.

Julie Coin peut se consoler en se disant qu’elle est tout de même entrée dans l’histoire grâce à son succès en trois sets sur Ivanovic et qu’elle n’est peut-être pas prête d’en être délogée.

Jamais une N.1 mondiale n’avait en effet été battue par une joueuse aussi “mal” classée, selon les statistiques de la WTA. Pas mal pour une fille qui n’avait jamais participé à un Grand Chelem.

Jeudi, Coin s’était retrouvée en pleine lumière en déboulonnant Ivanovic en deux heures dans le plus grand stade de tennis du monde, le court Arthur-Ashe (23.000 places). Au premier tour, elle avait déjà brillé en battant la 40e mondiale, l’Australienne Casey Dellacqua, en deux sets.

Diplômée de mathématiques de l’Université Clemson, aux Etats-Unis, où elle étudié tout en jouant au tennis, la Française, qui va grimper de plusieurs dizaines de places à l’ATP, a peut-être vécu à New York, dans son pays d’adoption, le vrai début de sa carrière.
Samedi, Alizé Cornet, avec de bonnes chances face à l’Allemande Anna-Lena Groenefeld, tentait de rejoindre Bartoli et Mauresmo en 8e finale. Comme Séverine Brémond , en outsider face à l’Italienne Tathiana Garbin.
Chez les garçons, le match France-Argentine continuait avec Gilles Simon face à Juan Martin del Potro, qui reste sur une série de 21 victoires consécutives.

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