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USA : le chômage augmente malgré la hausse de l’emplois en avril,

L’économie américaine a créé 244.000 emplois nets en données corrigées des variations saisonnières en avril, soit 10,4% de plus qu’en mars, indique le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail.

C’est la plus forte hausse de l’emploi depuis le mois de mai 2009. Contrairement à ce qui s’était passé alors, où l’essentiel de la hausse avait été provoquée par des embauches temporaires dans le secteur public, elle est le résultat du dynamisme du secteur privé, qui a créé 268.000 emplois nets, du jamais vu depuis plusieurs années.

L’accélération des embauches va à l’encontre des prévisions des analystes. Ceux-ci estimaient, selon leur prévision médiane qu’elles avaient ralenti pour ne représenter que 185.000 créations de postes en avril.

L’amélioration de l’emploi n’a pas empêché le chômage de remonter, de 0,2 point, à 9,0% après quatre mois de baisse. Les analystes tablaient au contraire sur une stabilité du taux de chômage.

La distorsion apparente entre les chiffres s’explique par le fait que le taux de chômage et le nombre des embauches sont établis à l’issue de deux enquêtes distinctes, la première menée auprès d’une échantillon de ménages, la seconde auprès d’un échantillon d’entreprises.

Elle pourrait être le signe que nombre d’emplois créés ont bénéficié à des personnes ayant déjà un poste de travail, où annoncer un ajustement des chiffres le mois suivant.

Le chômage fait resurgir les inégalités

Le chômage frappe de manière très inégale aux Etats-Unis, et les hommes, les jeunes, les Noirs, et les sans-diplôme en sont proportionnellement les premières victimes, selon le rapport officiel sur l’emploi publié vendredi à Washington. Alors que le taux de chômage moyen du pays était de 9% en avril, le taux de chômage des jeunes (seize à dix-neuf ans) était de 24,9%.

Le chômage était de 16,1% au sein de la communauté afro-américaine et de 11,8% pour la communauté latino, contre 8% chez les Blancs, et 6,4% chez les Asiatiques, la communauté la plus diplômée du pays.

Des études de la banque centrale (Fed) ont montré que la récession avait frappé bien plus les hommes, et en particulier les ouvriers de l’industrie, secteur en déclin depuis plusieurs décennies, que les femmes.

Le président de la Fed, Ben Bernanke, s’était ému il y a une semaine que le chômage reste “particulièrement” élevé “au sein de minorités, des jeunes et des gens les moins instruits”.

Autre motif d’inquiétude pour la Fed: la proportion extrêmement élevée des chômeurs de longue durée, qui était de 43,4% en avril, contre 26% au maximum pendant la grande crise de 1982-83, de sinistre mémoire aux Etats-Unis.

Après près de deux ans de reprise économique, la persistance d’un chômage très fort a des conséquences sociales dramatiques, malgré les différents programmes de prolongation des allocations de chômage.

Le nombre de personnes, en particulier d’enfants, dépendant de l’aide alimentaire de l’Etat ne cesse de monter

Selon une étude publiée lundi par l’Université du New Hampshire, la récession a entraîné une hausse de 48% du nombre de ménages devant faire appel aux programmes d’aide publics pour assurer leurs besoins énergétiques.
Comme l’a reconnu M. Bernanke le 29 avril, les inégalités, qui s’étaient fortement creusées sous le mandat du président George Bush fils (2001-2009), continuent de s’amplifier avec cette crise de l’emploi qui n’en finit pas.

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